27 juil. 2016

Et ce fut comme s'il avait toujours été là...

Comme je l'avais dit dans le précédent post, notre petit deuxième s'est déjà fait connaître. Belle surprise du mois de juillet! Mon bébé d'été! Mon bébé feu d'artifice!

Remontons un peu dans le temps.

Seulement deux jours avant d'accoucher, je me félicitais d'être arrivée aux sacro-saintes 37 SA. Ma petite revanche sur la première grossesse, ma réconciliation avec ce ventre, ce corps qui m'avait fait un sale coup la première fois. Houra Youpi Yeah! Je suis dans le tout dernier mois de grossesse et tout va bien!

Voilà ce que je me disais le 12 juillet au soir en m'ennuyant un peu sur mon canapé ne trouvant rien à regarder de potable sur Netflix. Mais alors que je me grattais partout de façon plutôt énergique... je commençais à m'inquiéter sur mon forum de maman du mois d'août... 

" Ça me démange un peu partout... "
" Heu... tu devrais faire attention, au troisième trimestre c'est un motif de consultation!"
" Mais il est déjà tard quand même, je vais pas me pointer aux urgences à plus de 23 heures parce que je me gratte?"
" Appelle au moins, tu seras fixée."

Donc me voilà, en train d'appeler les urgences de la maternité tout en feuilletant mon livre de grossesse. Le verdict tombe, ça pourrait être une cholestase gravidique (dysfonctionnement du foie de maman) qui est relativement grave puisque ça peut entraîner petit 1: un accouchement prématuré, petit 2: une mort in-utero.

Hum hum! ( ne pas paniquer, ne pas paniquer!)

C'est comme ça que je me suis retrouvée aux urgences à minuit. Après une première prise de sang et un monitoring, je m'assoupie un peu. La sage-femme me fait rentrer chez moi et me prévient que si les résultats sont élevés, je devrais revenir le lendemain matin faire une autre PDS à jeun (le lendemain étant dans 4 heures puisque qu'il était déjà 3 heures du matin!). Moi très confiante, je me dis que ce doit être juste un problème de peau sèche et que tout ira bien.

Ah ah ah! Que nenni!

Je suis donc rentrée chez moi dormir 3 heures et je suis revenue aux urgences et là... la sentence! J'ai bien une cholestase gravidique, je vais donc rester en pathologie 48 heures sous surveillance avec un traitement. Très confiante, je pense que je rentrerai chez moi très vite une fois que le traitement fera effet. 

Mon optimisme me perdra les amis! :D 



Hospitalisation

Me voilà donc hospitalisée pour deux jours. Tranquille. Je prends mon mal en patience. En fait, je suis plutôt bien là, on s'occupe de moi, je lis mon magazine, je m'endors très tôt car la nuit d'avant n'a pas été longue. Nous sommes le 13 juillet au soir.


En pleine nuit, vers 4 heures, je sens quelque chose de très familier... Je me lève et je vais aux toilettes en me demandant si c'est bien ce que je crois. Une nouvelle vague familière.


"Oh, punaise! Je perds les eaux!"

A ce moment-là, une grande excitation m'envahit: " Bon, je crois que je ne rentrerai pas chez moi dans deux jours! C'est le moment !"



A partir de là, j'étais vraiment très excitée et un peu stressée aussi car je devais prévenir l'homme pour qu'il s'organise pour faire garder le grand frère et qu'il me rejoigne le plus vite possible.


Les premières heures, je sentais de faibles contractions. Au petit matin, le monitoring affichait de belles contractions toutes les 5 minutes mais je gérais très bien la douleur. C'était encore léger.


Vers 9 heures 30, l'homme était enfin là et je commençais sérieusement à avoir mal: respiration de yoga et concentration maximale. La sage-femme ne m'avait pas encore examinée, je n'avais donc pas une idée de l'ouverture du col. Un peu impatiente, je lui demandais de m’ausculter assez rapidement. Et là, soulagée, c'était assez ouvert pour passer en salle d'accouchement pour la péridurale. 


10h30: arrivée dans la salle d'accouchement.

Le temps qu'on me change de service, qu'on m'emmène dans la salle et que l'anesthésiste arrive fut interminable! Les contractions venaient de passer à un niveau supérieur. C'était intense et ça s'accélérait. Je commençais à me recentrer dans ma bulle, j'étais incapable de penser ou de parler. Je ne comprenais rien à ce qui se passait autour de moi. En ayant déjà perdu les eaux, je sentais les contractions comme de grosses décharges électriques dans le bassin accompagnées de très fortes douleur de règle, ce moment avant la péridurale a été le plus douloureux. C'est celui qu'on redoute le plus car si on cède à la panique, c'est terminé.

11 heures: la péridurale.

La pose de la péridurale a été le moment le plus dur de tout cet accouchement car j'avais des contractions toutes les deux minutes sans répit, je devais constamment faire arrêter l'anesthésiste dans son mouvement. L'équipe m'encourageait, ils ont tous été très sympas et chaleureux, je me suis vraiment sentie soutenue et ça fait vraiment toute la différence. Je ne sais si j'aurais tenue sans ça. 

Et puis, ça y est, c'était posé... Enfin...

J'avais ma bipette pour contrôler cette douleur insensée et indomptable! Il a bien fallu 25 minutes pour que je me sente totalement relaxée (et engourdie des fesses!), puis je me suis assoupie, épuisée, pendant 1 heure.

C'est le moment qui m'a le plus marquée. La salle était calme et baignée de soleil, nous étions seuls l'homme et moi, tranquilles... en repos... le plus dur était passé.  J'avais le sentiment de vivre l'accouchement que je voulais, je me sentais vraiment bien malgré les fesses engourdies lol

La sage-femme (Laureen) qui allait m'accoucher était jeune et dynamique, elle m'a tout de suite inspirée confiance. Comme un vrai coach sportif, elle me disait que je gérais très bien la douleur, que je faisais du bon boulot. J'ai eu beaucoup de chance d'être si bien accompagnée dans ces dernières heures.

Vers midi, elle m'ausculte à nouveau et me dit que le col est déjà à 7. 

Dans environ une heure, on pourra pousser.

La dernière heure, j'étais bien dans le gaz mais éveillée, ça y est, j'y étais, mes derniers instants avant d'accoucher et de rencontrer mon bébé. Je me sentais très sereine et forte. Apaisée par le calme qui régnait.

Puis, vint la poussée. Il a fallu que je me rappelle des cours de prep, j'ai commencé à être trop dans ma tête alors que ça devait être instinctif, j'étais nerveuse. C'était beaucoup plus dur que je ne m'en souvenais.

15 minutes de poussée. Avant on était trois.

15 minutes de marathon. C'était assez fun quand j'y repense, l'homme me donnait du jus de pomme et la sage-femme m'encourageait! Moi j'avais toujours les fesses engourdie!

15 minutes. Après nous serons quatre.



Et puis, le moment est arrivé. 

" Stop, ne poussez plus! Attrapez-le! "




Magique, éclatant, délirant. 

Un des moment de joie les plus puissants de la vie d'une femme, d'un homme. Un moment hors du temps où l'on voit, où l'on attrape pour la première fois son enfant. Ce petit être visqueux et gluant. Comment a t-on réussi à faire ça? à créer ce petit bout de vie? Quelle est cette grande force qui nous pousse à l'aimer si fort à cette même seconde?

Il arrive sur moi, il est fatigué et un peu bleu. Alors, ils le prennent dans la salle à côté. Je le vois être frotté et manipulé. Le teint devient rosé, il pleure. Papa est tout à côté, ému.

Enfin, mon bébé revient et je fais enfin sa connaissance, il pleure mais je sens cette force tranquille. Ma force tranquille. Ce bébé m'apaise. Je me sens bien, tout devient plus clair, il est tout contre moi, ce moment qu'on m'avait volé pour mon Camille. Ce moment-là était sûrement le plus intense et joyeux de ma vie.

Sereine, j'ai été pendant cette grossesse. Sereine, j'accueille ce nouveau membre de la famille.


Deux heures de peau à peau.


Mon petit, tu commences ta vie dans les nénés de maman, je crois qu'il n'y a pas meilleur endroit au moment, profite! 





Ulysse, 14 juillet 2016, 13h35.

Tu as toujours été là, tu es une évidence, tu es notre petit dernier et nous t'aimons déjà si fort...






26 juil. 2016

Le mois de juin ... très en retard (dernier trimestre de grossesse)

Le temps file... Au début du mois de juillet, j'avais commencé à écrire un article assez long sur le mois de juin. Article que je n'ai jamais fini ... mais que je vais mettre ici tel quel car depuis il s'est passé une chose plus importante que toutes les autres.

Un nouveau membre de la famille est arrivé! Avec un mois d'avance, notre bébé étoile est enfin là! Avant de vous raconter ce deuxième accouchement, je vais finir sur le mois de juin.


En juin

Je pensais vraiment qu'avec mon congé anticipé de maternité j'aurais eu plus de temps pour bloguer mais faut croire que mon planning ne l'a pas entendu de la même manière! 


Le troisième trimestre de grossesse

Je suis en arrêt de travail depuis fin mai, mais je suis restée très active pendant ce mois de juin. J'ai enfin eu la grande joie de connaître l'échographie du 3ème trimestre avec mon homme. Tout allait très bien, un bébé estimé à 1700 grammes (2.8 à terme). Quand je pense que Camille était en soins intensifs depuis plus de 3 semaines quand il faisait ce poids. Je peux nettement m'imaginer ce petit bébé gigoter dans mon bidon. He he! Sereine j'ai commencé cette grossesse, sereine je resterai donc jusqu'à la fin!

J'ai fini mes cours de préparation à l'accouchement: gestion de la douleur, accouchement, séjour à la maternité, efforts de poussée et alimentation du bébé.

Des cours très intimistes et intéressants qui m'ont permis de prendre un temps "spécial" pour ce deuxième bébé. Un temps rien que pour lui. J'y ai appris des appris des tas de choses et ça m'a aussi bien reboostée pour l'allaitement qui s'était quand même bien éloigné de mon idéal. Donc c'est décidé! On va retenter l'affaire! Sans pression! Mais en connaissance de certaines "difficultés". J'ai pris mes notes, je vais pas me laisser faire, non mais! A l'attaque du néné!!

Je suis aussi passée à la maternité où je vais accoucher pour une visite virtuelle. Oui, c'est dommage de ne pas pouvoir visiter les locaux en vrai mais c'est une maternité de niveau 3 qui fait 15/20 accouchements par jour. Alors, on s'adapte! L'avantage, c'est que j'avais déjà accompagné une amie pour des contractions l'an dernier et que je connais un peu. Du moins jusqu'à la salle de pré-travail!


Une assistante maternelle pour mon bébé

J'ai aussi commencé à chercher une garde pour mon bébé et après avoir visité une MAM où les dames étaient très gentilles certes... mais où je ne voyais pas évoluer un bébé dans la philosophie qui est la mienne, je me suis tournée vers une assistante maternelle qui m'a complètement bouleversée! Son profil était trop en phase avec ce que je recherche pour qu'elle soit encore libre mais après un premier contact téléphonique, nous nous sommes rencontrées et je me suis sentie "bien", "en confiance" avec elle. 

Parmi les petites choses qui m'ont beaucoup plu: la formation Montessori 0-3 ans, la langage des signes avec bébé, la motricité libre et j'en passe! Hourra! Mon fils ne va pas passer ses journées dans un transat ou un lit à barreaux! Il va goûter à la liberté! 

Cette garde doit débuter en novembre. Ça me peine de devoir reprendre le travail si vite mais je n'ai pas le choix. Le congé parental serait un trop gros trou dans le budget familial. 

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Voilà, c'est à peu près tout ce que j'ai écrit au début du mois mais nous avons aussi eu de la visite de la famille paternelle de l'homme et c'était très sympa, on a repeint les chambres d'enfant. J'ai langui ce mois de préparation! Et je n'ai pas été déçue! Mais c'est passé très vite.

Du côté de l'homme et du fils

Énorme étape pour mon homme qui a commencé son activité pro, il est dorénavant consultant en business international dans les jeux vidéos (ça fait rêver les hommes de 30 ans!) et malgré la grande dose de stress des premières semaines. Je sens qu'il commence à se détendre. Ouf! Non, mais franchement, un homme sous pression c'est costaud à gérer! 

Bon, je ne peux pas continuer car un petit bébé commence à s'agiter dans le petit couffin en osier... et je vous raconte l'accouchement de ce bébé bonheur dans le prochain article.

A bientôt!