22 mars 2016

Boys will be boys!

C'était une belle journée ce 8 mars! Une journée où je me suis levée avec mon fils et où je l'ai préparé pour aller à l'école, ce que je fais rarement en temps normal puisque je suis déjà à l'école. C'est son papa qui fait les matins. 

Ce jour-là, il faisait beau, un beau ciel, du soleil. Froid. Toujours ici. C'est le nord, ne l'oublions pas! Nous sommes fin mars et la température n'affiche pas au-dessus de 10°C le matin. Hum... M'y ferai-je un jour?  

J'ai donc emmené Camille à la petite école du village et puis j'ai pris ma voiture jusqu'à Marc-en-Baroeul où se trouve la gynécologue qui me suit depuis mon arrivée dans le nord. C'était sans compter les embouteillages du matin sur le périf de Lille, je suis arrivée juste à temps. 

J'ai un peu discuté avec la secrétaire médicale qui était très sympathique et puis c'était mon tour.

Un rapide résumé des dernières nouvelles, les résultats du DPNI (le dépistage pour la trisomie qui m'a confirmé que tout allait bien) et nous voilà déjà sur le point de faire l'écho. 

" Vous voulez savoir ce que c'est? "
" Avec grand plaisir! "

Et l'écran s'allume...

" Je vous laisse deviner!"

C'est toute pleine d'émotions que j'ai découvert l'entre-jambe de mon futur petit garçon!  Aahaha je ne pouvais pas le rater! Toute étonnée car je n'avais pas eu le temps de vraiment y songer! Et puis, quelques-unes de mes collègues me prédisaient une fille car je m'empiffre de sucré. Eh bien il faut croire que toutes ses envies qui n'étaient pas les mêmes pour mon fils n'ont rien à voir avec le sexe.

Maman de garçons :)

Je dois me faire à l'idée, c'est étrange, c'est doux, c'est surprenant. J'aime ce futur qui est en train de se dessiner dans notre vie. 

L'annonce à nos proches

Le soir, sur un banc de l'école, j'ai annoncé à Camille qu'il aurait un petit frère! Son sourire ravageur et son petit air malicieux en disait long, il était tout heureux même si je sais qu'il ne réalise pas vraiment. 

Papa l'a su au téléphone, en direct de San Francisco où il passe une semaine avant d'aller à Seattle pour ses affaires. Il va falloir sérieusement lui trouver un joli prénom à ce petit deuxième. Ce petit garçon que je vais essayer d'amener au-delà de la 29 SA (naissance de dragon n°1!) et je me dis... punaise mais je suis déjà à 20 SA, je suis à la moitié du chemin! Je profite de ce deuxième trimestre du mieux que je peux. Mon ventre s'arrondit drôlement et je sens des petits coups tous les jours qui me rappellent que l'amour ne va pas se partager...non, il va se dédoubler... seul le temps sera partagé en deux.

L'homme à San Francisco

Ce mois de mars est décidément plein d'émotions car c'est aussi le mois où ma cousine a accouché de sa première fille, Marie. Et où ma super copine de blog Mademoizelle Lattente s'est enfin réconcilié avec l'accouchement en donnant le jour à son deuxième petit garçon Koabis. Je leur souhaite tout le bonheur du monde. Je pense fort à elles et leur bébé. Une pensée aussi pour une collègue-amie qui vient de perdre son bébé à presque 5 mois de grossesse, mon coeur est lourd de cette nouvelle depuis quelques jours. Je ne sais pas vraiment comment être là pour elle, j'espère juste que les jours heureux reviendront vite dans sa vie. Fuck, life is sometimes a bitch.

De son côté, Camille vit sa vie de petit garçon de 3 ans et demi et je dois dire qu'il est dans une super phase (croisons les doigts) car même durant l'absence de papa, il est adorable, l'école se passe mieux, il écoute, observe, me raconte des choses, chante, joue, rie... Il est juste super! Il me fait souvent hurler de rire avec ses petites phrases d'enfants et m'étonne de sa répartie. Il est doux, me dit des mots d'amour en chuchotant à mon oreille, me fait des blagues... Ce que tous les enfants font vous me direz! Mais celui-là, c'est le mien. Mon tout petit déjà bien grand. 


Peindre c'est chouette mais avec les voitures, on atteint un autre niveau! 

Notre petit déjeuner du week-end, pancakes et vergeoise. Cheveux hirsutes.

Une belle journée avec un vieux copain de la crèche

Life is also wonderful sometimes!

PS: Non, nous n'avons aucune intention de couper les cheveux à cet enfant. What's the fucking problem with long hair's boys? :)

13 mars 2016

Deux grossesses: le jour et la nuit.

Je pensais devenir un peu plus prolixe sur ce blog depuis que j'ai annoncé ma grossesse, j'avais plein de choses en tête à écrire, à vous dire mais ces dernières semaines ont été fort angoissantes. Je ne vais pas les mettre de côté, elles font partie de cette deuxième aventure maternelle... on ne met pas les choses déplaisantes sous un tapis en faisant comme si ça n'avait jamais existé. 

Je me suis trouvée sereine, sage mais le temps a eu raison de mes angoisses, on ne peut pas contrôler les insomnies, les cauchemars... et puis, surtout, la réalité, y faire face si ça tourne mal. Je ne pouvais pas entièrement rester zen face à ça.

Pour vous remettre un peu dans le bain, je vais faire un petit comparatif de ces deux grossesses même si je ne suis qu'à la fin du 4ème mois.


Les trois premiers mois


Grossesse number one: the dragon's pregnancy!

Pour la grossesse de Camille, j'ai fait mes trois premiers mois à Taiwan, d'avril à juin, je travaillais beaucoup le soir. J'étais littéralement épuisée, mal fichue, j'avais mal au ventre en permanence, mon transit était tout cassé. C'était pas la grande forme. J'attendais avec impatience la fin du troisième mois, je trouvais ça très long, j'étais en permanence concentrée sur ce bébé. J'y pensais à chaque instant. 

Grossesse number two: le bébé mystère.

Pour ce deuxième bébé, je n'ai rien vu passer. J'ai fait mes trois premiers mois entre novembre et janvier. Ça s'est passé incroyablement bien, à part un peu de fatigue. A tel point que lors de la première écho, j'ai demandé à la gynéco de vérifier qu'il y ait bien quelqu'un là-dedans car je n'avais pas vraiment la sensation d'être enceinte. Je répétais à tout va que ce bébé-là se fait discret, il ne m'embête pas, c'est le moins qu'on puisse dire. J'oublie même que je suis enceinte de temps en temps pour ne m'en rappeler qu'en fin de journée où je sens la lourdeur et les douleurs ligamentaires.

Un premier trimestre totalement différent donc.


Le quatrième mois

Grossesse number one

Le quatrième mois pour Camille avait été une libération au niveau physique, mon plus beau souvenir de grossesse avec l'annonce du sexe, le petit garçon dont je rêvais tant. Un mois de juillet très chaud. Je vivais sur un petit nuage même si je devais encore travailler jusqu’à la fin août, j'étais physiquement bien!


Grossesse number two

Pour ce bébé mystère, le quatrième mois m'a vraiment fait passer par toute une palette d'émotions. Stress, peur, colère, calme, déterministe, fataliste, saoulée, tranquille...parfois, rien.

Le 17 février, je voyais ma gynéco pour un RDV urgent, elle m'annoncé un tri-test extrêmement élevé. L'amniocentèse a été prévue dans la foulée. J'avais rendez-vous la semaine d'après pour un entretien avec une sage-femme à l'hôpital Jeanne de Flandres à Lille. 

L'amniocentèse... 1% de FC dues à une rupture de la membrane... Retour rapide en arrière: moi le 2 octobre 2012 qui perd les eaux dans mon lit en dormant... Camille qui point son nez à 29 SA. Poids plume. Inquiétudes maximales. Alors, bon... imaginer une aiguille traverser mon placenta, je ne sais pas pourquoi, mais j'étais très mal à l'aise avec l'idée!

Lors du RDV, la sage-femme nous parle d'une alternative. Le DPNI. Une prise de sang non-remboursée encore en France qui nous donnerait un résultat sûr à 99.8%.  Mon homme et moi n'hésitons pas longtemps. Les amniocentèses ont beau être des interventions très fréquentes et très peu risquée. Ce 1%... c'est 400 femmes en France par an (à vérifier, c'est ce dont je me souviens). Ces femmes-là... qui font des FC alors qu'elles portent un enfant sain. Je ne pouvais pas l'envisager.

Le lendemain, je faisais ce DPNI avec l'esprit tranquille. Ce bébé ne risque rien et j'aurai des résultats dans une quinzaine de jours. 

15 jours. Je peux vous assurer que j'ai eu beaucoup de mal à rester... 100% optimiste. On a mis cette grossesse entre-parenthèse, on a eu peur oui. Comment réagir à un test positif à la trisomie? Je n'y ai jamais pensé jusqu'à présent. Ces enfants-là n'ont-ils pas droit à la vie?

Ce choix difficile, nous n'avons pas eu à le prendre. Et je défis quiconque de venir juger le choix d'une autre. C'est une question trop intime et personnelle.

Le 8 mars, 21 jours après les résultats du tri-test, la sage-femme a laissé un message sur mon répondeur. J'étais en classe, prête à partir en EPS avec mes élèves, j'ai vu l'appel en absence, je ne pouvais pas attendre. J'ai fait patienter mes élèves sagement à leur table et j'ai écouté. Mon coeur s'est arrêté.

" Vos résultats sont rassurants."

Je ne sais pas si le mot soulagement est assez fort pour décrire ce qui s'est passé dans ma tête, dans mon coeur.

J'ai raccroché et je suis partie en EPS avec mes CE1.

Mon quatrième mois... putain de quatrième mois. 

Bon, il y a eu quelque chose de très très sympa pendant ce mois-là: les premières vagues à 17 SA, les premiers petits coups. Pendant que l'homme jouait de la basse, puis pendant une séance de yoga pré-natal et de plus en plus souvent ces derniers jours. Des moments où je me sens bien, reposée, calme. Ce bébé sait reconnaître les moments d'apaisement chez moi, il sait déjà quand me solliciter. 

Dans 2 jours, nous avons l'échographie du second trimestre. Je croise les doigts pour que tout se passe bien. Je ne suis pas du tout stressée mais dans un coin de ma tête, j'ai l'impression qu'on me dit, fais gaffe quand même aux surprises...

Je n'ai aucune attente particulière, un deuxième garçon ou une fille, les deux me comblerait de joie. Je m'en fiche et contre-fiche. 

Ce bébé me donne envie de manger des fruits sucrés, juteux et acidulés! Je rêve de mangues, fraises, kiwis, framboises... Alors, petit rose ou petit chou?

Faites vos jeux! :)