31 déc. 2015

Au revoir 2015!

Décidément, je peine à écrire ces derniers temps. Il me faudrait 12 heures de plus à mes journées pour pouvoir me reposer, lire, faire ce que j'aime, faire des gâteaux et enfin... écrire! 

Je me souviens du 31 décembre de l'année dernière, on l'avait passé à deux à la maison avec des cocktails de Pina colada et un bon film! Nos voisins nous avaient invités à passer le réveillon chez eux mais la varicelle de leur fils nous a freinés. A l'époque, je ne savais pas encore si j'étais immunisée et je ne voulais pas non plus que Camille l'attrape. Finalement, il l'a eue quelques mois plus tard.

Cette soirée de 2014 avait été tranquille. Camille dormait, nous profitions d'un de ces moments, à deux, trop rares quand on a des enfants. Cette année, ce sera bien différent puisque nous sommes invités chez des amis qui ont eux même déjà 3 enfants, des gens très heureux de vivre qui préparent la fête de l'année pour toute leur bande de potes et famille. Je pense que ce sera beaucoup plus festif que l'an dernier, mais ça n'aurait pas été dur de l'être.


Une année partagée cette année 2015


Partagée par un déménagement en septembre. Nous vivions encore dans l'appartement haussmannien de la Madeleine jusqu'à août. Maintenant, nous vivons dans une bien jolie maison, peut-être un peu trop grande pour nous mais qui nous repose, nous apaise. La maison se trouve dans un petit village de 2400 habitants. On le découvre avec ses environs que j'apprécie beaucoup après toutes ces années citadines.

Les alentours du village

Nos balades préférées.



Partagée par un changement d'école pour moi. J'étais encore dans un village de 10 000 habitants avec mes CM2 jusqu'à juin. Maintenant, je vais à Roubaix dans une école en REP+ avec une super équipe très soudée et je m'occupe de mignons petits CE1, pas toujours très sages mais franchement attachants. Le changement est positif même si j'ai eu beaucoup de mal avec la rentrée de septembre. J'ai douté et je doute encore de mon avenir professionnel dans l'Education Nationale. Mais pour le moment, je continue. Je continue car 2016 risque d'être mouvementé sur quelques aspects de nos vies. Alors, point de précipitation. Une chose est sûre, le cycle 1 sera mon seul recours si je veux poursuivre. Ou bien... encore un changement de carrière. Rien n'est jamais trop tard.



Partagée par un petit garçon encore bébé qui va en crèche et un petit écolier qui manie à merveille le vocabulaire. Les conversations entre nous s'intensifient de rigolades, de réflexions, d'explications... Le petit écolier fait sa place, parfois un peu trop fort. Camille n'est pas le petit garçon sage qui écoute la maîtresse, mais il est heureux de vivre, il court partout, n'écoute pas toujours (surtout à la cantine). Il participe aux activités, se concentre et chante beaucoup! Je suis fière de lui et du chemin parcouru. Cette fin d'année, il a fait un véritable bond, il a incroyablement grandi!

La rentrée difficile
Les premiers cahiers d'école



Cette année 2015 aura vu un de nos souhaits les plus chers se réaliser: retourner à Taiwan et à Hong Kong avec Camille. Nous avons passé des vacances extraordinaires, douces et chaleureuses, entourés de nos amis les plus chers. 

Premier repas vietnamien dans un restaurant de Hong Kong, fatigue intense des parents.

Notre chambre pour trois jours et sa vue sur Hong Kong

Camille court partout!

Ça s'arrête comment ce modèle?

La plage de Repulse Bay

Meilleur copain au taquet avant la randonnée! L'homme un peu moins avec les 12 kilos en porte-bébé!


Les vacances d'été ont aussi été une merveille, une semaine en pays Basque avec des amis et trois semaines dans le sud chez ma mère. Trois semaines de bonheur pour Camille et de repos pour moi.





Une année tiraillée par des événements terribles qui ont marqué nos coeurs et nos esprits. Je me souviendrai de ces longues heures à écouter la radio dans la voiture et entendre les nouvelles atroces déferler, ne pas pouvoir couper, me mordre la lèvre. Merde. Qu'est-ce qui se passe dans mon pays? Et voir sur la page du Monde cette série d'articles consacrés à toutes ces personnes qui ont perdu la vie. 

Heureusement, une année remplie de joie avec l'arrivée de nouveaux bébés: Noélie, Iris, Octave! 

Une année où l'homme et moi avons eu 34 ans et où Camille a fêté ses 3 ans.



Une année où nous avons agrandi la famille avec l'arrivée de Châtaigne!

Châtaigne, petit chaton.

Cette année 2015 où nous avons fait un road-trip de 2600 km du nord au sud de la France! Il faudra que j'en parle la prochaine fois! :)


Qu'est-ce nous attendons de cette année 2016? 

Je sais qu'il y aura des changements.

Professionnels, c'est certain. Pour l'homme, pour moi... Allons-nous rester dans ce petit coin de paradis nordique? Je l'espère encore un peu, pour profiter de cette maison et des nouveaux amis qui nous entourent. Mais pour combien de temps? Je ne m'en fais pas trop. Quels vont être mes voeux pour le prochain mouvement de l'école? Où est-ce qu'ils vont m'envoyer encore?

En réalité, je me sens vraiment sereine, même dans des moments où l'homme doute et stresse pour l'avenir. J'ai l'impression d'avoir lâché prise car je sais que je n'ai aucun contrôle. Je suis optimiste, follement et passionnément optimiste. Je nous vois voyager encore, je nous vois agrandir la famille par d'autres rires d'enfants, je nous vois vivre une belle vie même s'il y a des coups durs. 

Allez, bon vent 2015! 2016 est déjà presque là.


22 nov. 2015

Une journée ordinaire

6 heures cinq, je me lève.

Je descends péniblement les marches des escaliers en pyjama. J'entre dans la cuisine et le chat me mord déjà les pieds lorsque je prépare le thé. Je lui donne un petit coup sur les fesses puis décide de le prendre à bras. 

Je bois mon thé, quelques biscottes à la confiture, du jus de fruit. Je me réveille, je regarde mon mur sur FB.

6h30 je monte m'habiller et me préparer.

7 heures, ça y est, je suis dans ma voiture, il fait nuit noire, il pleut. J'allume la radio, tout n'est que "mesuresd'ugenceàprendrecontreleterrorisme", je zappe sur Classic 21, ouf, un peu de rock, de la country. 


Je roule 20/25 minutes, d'abord les petites routes de campagne, puis la rocade et enfin j'entre dans la ville de Roubaix. Mon moment de paix avant la tempête, le trajet en voiture. Un moment que je commence à apprécier dans ma routine.


7h30 j'arrive à l'école, je papote à la photocopieuse et je checke mon cahier journal. 

7h45, ma classe. J'allume, je prépare ma journée. Les rituels des élèves, j'ouvre mon classeur et revois le fil de ma journée. Est-ce que j'ai bien tout ce qu'il faut? La table du fond est prête pour le marché de Noël, on va peindre des petits vases en cartons et les décorer. 

8h05 ça sonne, les élèves entrent au compte-gouttes. Ils sont heureux, me disent bonjour toujours trop fort et me racontent des trucs d'enfants: "Maîtresse, j'ai perdu une dent. Maîtresse, regarde mon T-shirt la reine des neiges. Maîtresse, c'est vrai qu'il y a des méchants qui peuvent rentrer dans l'école? Maîtresse, est-ce qu'on va faire musique aujourd'hui? Maîtresse, je peux jouer aux cartes?"

8h15 ça sonne pour le début de la classe et tout se met gentiment en place. Depuis la rentrée de novembre, tout se passe beaucoup mieux. On fait nos rituels, la météo en anglais et la devinette du jour. Puis l'écriture, la dictée. Lecture, on travaille sur l'alligator, ça les passionne (c'est quoi la différence avec le crocodile?). Récréation. Mathématiques. Puis je les laisse en autonomie pendant que je m'occupe d'un petit groupe de cinq pour les vases. 

J'ai tout préparé, la peinture, les pinceaux, les étiquettes, je leur montre comment peindre, ils essayent tant bien que mal. Entre-temps, j'ai déjà redit 6 fois à la classe de faire un peu de silence. Normal. Ils sont plutôt cool aujourd'hui. Je crois même qu'ils aiment vraiment ma classe, je le vois dans leur sourire, dans leurs yeux qui pétillent à la réponse au problème.

On écrit les devoirs, on chante. Ça y est, 11h45. La cantine pour les uns et les autres rentrent à la maison. 

Midi, je vais dans la salle des profs, mes collègues, des bavardages, des rires, des pleurs parfois, des échanges de travaux, des piles de cahiers à corriger. Je prends mon repas préparé de la veille, je le fais chauffer. Je me pose.

Il n'est que midi et j'ai déjà fait des milliers d'actions, j'ai parlé à des gens, j'ai réglé des conflits, j'ai ri, je me suis énervée, j'ai un peu crié dans les escaliers car Léa a poussé Ilana et qu'elle me regarde avec impertinence. 

Parfois, nous avons des réunions, pas aujourd'hui. Tant mieux, j'ai les bulletins à écrire et j'aimerais aussi corriger les dictées.

13h45 début de la classe de l'après-midi, plus détendue. EPS. On va à la salle de sport. On se met en rang, j'attends le silence... j'attends plein de fois. On est déjà en retard. Les vestiaires. "Maîtresse, tu peux enlever mon manteau? c'est coincé..." "Maîtresse, Isaac a oublié son sac de sport", " Maîtresse, il me traite." 

On arrive dans la salle, on s'échauffe, c'est le bazar. J'en calme deux/trois, sur le banc. On n'est pas en récré les gars,  si vous voulez jouer, vous vous tenez bien. 

15h15, fin de classe. Je descends mes élèves au portail, les parents attendent. Certains parents viennent mes voir: " Bonjour, y a des devoirs aujourd'hui?", " Bonjour madame, il s'est bien comporté aujourd'hui?". Les parents des enfants qui me posent vraiment problèmes ne sont jamais là, d'autres ont toujours minimum 10 minutes de retard. 

15h30, je remonte dans ma classe. Je suis exténuée je n'ai plus de voix mais je suis plutôt satisfaite. Ils ont bossé aujourd'hui, même si j'ai pas fait tout ce que j'avais prévu. Comme toujours. 

Je reste dans ma classe une heure ou deux, je prépare pour le lendemain, je nettoie mon tableau, je corrige mes cahiers, je fais les lignes d'écriture, demain ce sera le Q comme Québec. Je revois mes séance de numération, lecture, géométrie, grammaire... j'accroche mes affiches de son. Je discute avec quelques collègues.

Je range mes affaires, il est déjà 17h ou 17h30. Parfois, nous avons des réunions qui se terminent à 18h.

Je prends ma voiture, je rentre. Je mets un peu plus de 30 minutes, il y a de la circulation. Il fait déjà nuit. Je vais chercher Camille à la garderie. Parfois, il est déjà à la maison avec la nounou. Parfois, je fais deux courses avant de rentrer.


18 heures, je rentre tard ce soir. Mais ma classe est prête pour demain. Camille m'accueille toujours avec des câlins et des cris de joie. Je pose mes trois sacs. Je prends quelques minutes pour jouer avec lui et lui parler de sa journée. Puis, je vais dans la cuisine préparer le repas.

19 heurs j'ai coupé les légumes, j'ai versé le lait de coco dans la cocotte. Le riz qui cuit doucement parfume la cuisine. Ce sera bientôt prêt.

19h30 nous mangeons dans la cuisine. Hervé n'est pas là ce soir, il est quelque part dans Montréal avec des collègues. Il m'envoie des photos. Je souris de voir le ciel si bleu. C'est certainement pas ici en novembre qu'on verra un ciel pareil. Camille chante les chansons de l'école. Il mange son maïs avec ses doigts. Il ne veut manger que le croûte de fromage et veut encore des yaourts au chocolat.

20 heures, il est déjà l'heure de monter. Ce soir, je suis crevée. Va falloir faire d'une pierre trois coups, je me lave en même temps que Camille. Il reste longtemps dans le bain à jouer pendant que je me mets en pyjama, que je prépare ses affaires pour le lendemain. Il chantonne, il s'invente des mondes, des histoires.

20h30, nous sommes tous les deux dans sa chambre, il se roule tout nu par terre en jouant au voiture pendant que j'essaye de lui enfiler son pyjama. Être nu c'est important pour lui, il faut toujours qu'il courre très vite dans le couloir et que ça dure longtemps. J'explique qu'il va prendre froid. Je commence à chanter, il m'écoute et se laisse faire. Il joue encore un peu et j'en profite pour ranger ses livres. On lit des histoires dans son lit, parfois 5 minutes, parfois beaucoup plus. Doudou, bibi. Dodo.

Il est 21 heures ou 21h30, je suis enfin en bas. J'ai parfois deux trois choses à régler pour la classe, une machine à lancer, un truc à ranger, la cuisine à finir. 

22 heures dans l'idéal, je suis enfin avec ma tisane à la cannelle en train de regarder un épisode de Downton Abbey. Le chat saute partout. L'homme m'envoie des message What's app: la vue depuis son hôtel, un plat typique, des retrouvailles de vieux copains.

23 heures un dernier regard au petit blond enfoui dans sa couette, le doudou sur la tête, un dernier bisou. Je le respire. Mon coeur se remplit toujours d'amour. Je pourrais presque me faufiler près de lui et dormir avec lui.

Je lis dans ma chambre... ou du moins, j'essaye de lire... trois pages avant de tomber de sommeil.

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Ça faisait quelques semaines que je voulais écrire une journée de ma vie de cette fin d'année 2015, garder une trace de cette vie-là à ce moment précis parce que c'est précieux. Car ça peut changer en quelques secondes et que dans les mouvements quotidiens ordinaires, on ne se rend plus compte de la valeur des choses. C'est juste pour se souvenir d'une journée de novembre 2015 et remercier je-ne-sais-qui de pouvoir continuer à vivre cette vie avec les gens que j'aime, de continuer à avoir des projets...

Une pensée pour tous les anges du vendredi 13 novembre.

19 oct. 2015

Un petit tour du quartier et historique de nos logements

Pendant la dizaine de jours où j'étais en congé, j'ai emmené Camille à l'école chaque jour à 8h20 et je suis allée le chercher à 16h20. Moi qui travaille à l'école, je n'avais pas encore eu l'occasion. 

C'est un vrai bonheur de partir à l'école le matin avant qu'il ne fasse trop frais et de faire le chemin à pied ou à poussette. Le week-end, nous aimons aussi faire ce petit tour du village, calme, si calme et marcher dans les feuilles d'automne, s'arrêter aux camionnettes des boulangers, maraîchers et fromagers. 

Il n'y a pas de commerce dans cette partie-là du village mais seulement ces quelques marchands qui viennent le jeudi et vendredi soirs.

Je sors de chez nous et je prends la rue à gauche... en direction de l'école
Les jolies petites maisons, l'allée très calme, les arbres partout
On continue la marche.

4 minutes depuis la maison et on arrive sur la place de la mairie: la mairie au centre.


Sur la même place, l'école de Camille, le portail vert et sa classe derrière: les TPS/PS/MS

La classe ouverte sur l'extérieur est déjà bien décorée des oeuvres des enfants :)
Nous sortons de l'école (qui est derrière moi), retour sur la place, à gauche le chemin emprunté à l'aller, à droite, la mairie et plus loin l'église.

Je repars par l'autre route, voici le clocher de l'église et la rue principale


Je rentre à la maison par une autre route, celle de la rue principale.

C'est vraiment un lieu qui m'apaise et qui nous change la vie, jamais avant je n'aurais pensé  m'exiler dans un village et mon homme encore moins, nous avons "changé".

Petit historique de nos différents logements jusqu'à aujourd'hui

Il y a eu l'appartement de Montpellier (2002-2004), celui de la rue de Verdun, en face du cinéma, nos belles années insouciantes, on étudiait, on faisait la fête, on ne gagnait rien et on était très heureux. 

Il y a eu la chambre d'étudiant sur le campus de l'université de Chengdu, dans le Sichuan en Chine (2004-2005), folklorique! Quelle année!

Il y a eu l'appartement près de la gare de Perrache à Lyon, plus grand que la minuscule chambre mais toujours dans style étudiant - la kitchenette!!!! Très belle période aussi. (2005-2006)

Il y a eu l'appartement ridiculement petit de Kaohsiung pendant 6 mois, une période difficile.(2006-2007).

Et à Taipei, il y a trois appartements: 

Le premier, très taiwanais (avec les cafards, les fourmis, les rats...), plutôt grand, dans un vieux quartier de la ville Longshan: marchés de nuit, allée au serpent, temple taoiste et prostitués, que de souvenirs! (2007-2010)

L'appartement en colocation avec un Américain et une Croate, dur dur, cette phase de 6 mois. (2011)

Et enfin l'appartement de Tianmu, le sublime, spacieux et clair appartement du quartier chic de Taipei. (2011-2013) Enfin un appartement d'adultes!

Retour en France, appartement haussmannien, un certain cachet mais un peu petit pour nous trois (90 m2). On commence à avoir des goûts de luxe :P (2013-2015)

C'est fou, en regardant ces dates, je me rends compte que nous avons une moyenne de deux ans environ dans un endroit, on a vraiment la bougeotte! Camille, quant à lui, à déjà connu trois endroits (Taipei, La Madeleine et Lompret) et il n' a que 3 ans petit bout.

En tout, nous avons eu neuf "chez nous" en 13 ans de vie commune et je ne crois pas que ça va s'arrêter de si tôt mais pour le moment, on profite vraiment de cette maison, la belle maison de Lompret et on se pose.

Alors, qui vient nous voir? :)

6 oct. 2015

Bienvenue dans notre première maison!

Voici trois semaines que nous avons posé nos valises et cartons dans la jolie maison de Lompret. Les week-ends sont encore consacrés au rangement des derniers cartons et au montage ou à l'achat de meubles mais nous avons quand pu profiter de cet environnement, de cette paix et de notre village en fête! 

Camille a retrouvé copains et copines de la crèche à plusieurs occasions, le bonheur de se retrouver se lisant instantanément sur leur visage! Et moi aussi, j'avoue que revoir certaines mamans et pouvoir parler de nos rentrées respectives m'a fait grand bien. 

Que la rentrée est difficile pour ces bout de choux! J'en parlerai dans un autre post, mais il semblerait que ça se passe mieux de notre côté depuis que nous avons parlé avec la maîtresse.

Mais revenons plutôt à notre nouveau chez nous.

Voici les premières parties de ballon endiablées avec papa dans le jardin.


Un très beau temps de début d'automne, l'arrière saison est bien agréable dans le nord.



Camille joue avec ses nouveaux jeux achetés à la braderie pour quelques euros.


Son premier tour de poney, fier comme tout.

Pour l'heure, je suis toujours en arrêt maladie et je me prépare à reprendre la classe dans deux jours, en espérant être à la hauteur de la tâche. Une grosse semaine où l'homme sera absent, business trip en Chine et à Hong Kong. De mon côté, je recevrai ma maman et nous fêterons les 3 ans de Camille se week-end avec tous les anciens copains de la crèche dans un café pour enfant. 

Voilà les dernières nouvelles, plus légères que celles que je vous avais données dernièrement. Je ressens une accalmie, j'espère que ça va durer. Professionnellement, il va y avoir beaucoup de changement mais je ne vais pas en parler pour le moment, le temps est à la patience et non à la précipitation. Une chose est sûre, j'ai compris des choses sur mes compétences et sur ma valeur professionnelle. Je crois que je ne suis exactement faite pour l'école mais je ne veux pas sauter les étapes. Pour l'heure, je retourne à mes préparations et mes cahiers de CE1.

Des bises à vous tous qui me suivez toujours.

28 sept. 2015

Septembre 2015, on s'en souviendra.

Je suis rouleau compressée...

Un mois, j'ai commencé depuis un mois et déjà je suis au fond du gouffre, épuisée, lessivée, chamboulée et je me questionne vraiment. Suis-je faite pour ça ? Suis-je faite pour enseigner ? Éduquer ?

Reprenons depuis le début, parce que tout n'est pas si noir. Il y a de belles choses, de belles personnes, un super environnement de travail, des enfants/élèves très attachants, tout pour que ça roule, tout. Je suis à 20 minutes de la maison.

Septembre 2015, je m'en souviendrai.

Ma première vraie rentrée d'enseignante, ma première classe à moi toute seule.
La rentrée de Camille.
Un déménagement.
Un gros coup dur niveau professionnel pour mon homme.

Ça suffit pour vous faire une idée de l'enfer qu'ont été ces dernières semaines ?

Je suis tellement dépitée, dépassée, submergée... que je ne sais plus ce que je veux faire de ma vie. MOI ! J'ai toujours su ! J'ai toujours eu mille idées à la seconde, mille projets en attente d'éclore, mille choses en moi qui sommeillent.

Zéro pointé. KO.

J'ai perdu ma joie de vivre. Comment fait-on pour gérer une maison, une famille et deux boulots à plein temps ? Comment font les gens ? Oui, vous là, VOUS ! C'est quoi la magie là ??? Parce que nous, on est nuls, nuls, nuls, nuls à chier. Enfin, non, moi surtout. Mon homme, il assure. Enfin, là, il est aussi sur les rotules et démoralisé du boulot mais il a une énergie incroyable, il baisse jamais les bras.


Ma rentrée: grosse remise en question.

Commencer en tant que titulaire est difficile, tout le monde me le dit, me rassure : «  Ça passera ! C'est normal ! Ne t'inquiète pas ! »

Non, ça ne passera pas, pas avant plusieurs années. Ce boulot est un puits sans fond, un travail de dingue, une préparation en amont et en aval sans relâche. Peut-être suis-je trop exigeante, peut-être que j'idéalise trop ce métier?

6 heures-23 heures, pas de répit. Une suite d'actions, de rangement, d'ordre, d'organisation, de tâches... et le temps passe vite, sans que je profite de ma vie de famille, de mon fils, de mon homme, des week-ends, des soirées.

Les temps de classe sont toujours agréables mais...

...mais la posture que je suis censée avoir ne me ressemble pas. Ce n'est pas moi, ce n'est pas ça que je veux être. Je parle peut-être sous le choc de ce mois passé, je changerai peut-être d'avis, je m'y ferai peut-être mais j'en doute.

Mes collègues sont en or, des gens bienveillants, des gens qui me soutiennent, qui me parlent, qui rient, qui se connaissent depuis plus de 10 ans, des enseignants compétents. Une enseignante qui m'aide quotidiennement, qui me parle, qui me pousse, qui croit en moi. J'ai envie de lui faire un câlin là tout de suite.

Et moi, je craque complètement. C'est trop, je n'en peux plus.

J'ai pris une semaine, peut-être plus. Je vais me reposer, je vais ranger ma maison. Je vais reprendre mes préparations et je vais m'y remettre mais je ne sais pas, je n'y crois plus là.


Jamais je n'ai douté autant de mon futur professionnel qu'aujourd'hui. Je ne sais pas si je dois m'accrocher ou abandonner. Je vais tenir encore pour ces gamins et puis pour nous, je ne peux pas tout arrêter d'un coup. 

Je ne sais pas quoi faire.


Camille et la rentrée.

Le petit bonhomme en a bien bavé aussi. Il nous a fait payer le peu de temps passé avec lui, les deux gros changements : maison et école. Je ne vais pas m'étendre mais j'ai presque regretté de l'avoir mis à l'école, je me suis même vu le retirer et le remettre à la crèche, là où on prend soin de lui, là où même s'il bouge/court/crie/jette des objets, on parle de lui comme un enfant heureux et non perturbateur. 

La maîtresse est bien. Les dames de garderie, cantine et ATSEM aussi. Toutes un discours plutôt bienveillant mais ce putain de système où il faut rentrer dans le moule me met en rogne ! Pourquoi à la fin d'une journée, revient-on sur le petit qui ne tient pas en place sur le banc ? Mais merde, il n'a pas 3 ans et il faut qu'il arrête de vivre ?

Une amie m'a dit de lui faire confiance, qu'il allait s'y faire, qu'il est plein de ressources. Moi je me demande s'il va être heureux à l'école.

Il mord.

Il n'avait jamais mordu.

C'est quoi ce gros binz ?

Aujourd'hui, il est sorti de la classe si fier d'avoir été sage, c'est la première chose qu'il m'a dite! Heureux! " Maman, j'ai été sage aujourd'hui!" Il fait tellement d'efforts... tellement!


Il fallait que ça sorte. Peut-être qu'après ça ira mieux, que je pourrai reprendre ma vie en main.


La nouvelle maison dans ce petit village près de Lille

Il y a de belles choses aussi, nous sommes maintenant dans une belle et grande maison dans un village qui ne compte pas plus de 2400 habitants. Fini l'appartement citadin à 5 minutes de Lille. Nous sommes dans le Wisteria Lane du nord de la France. Les quatre baies vitrées du salon donne sur un jardin dans tous les tons de vert, le calme est prégnant. Le quartier est résidentiel, l'école de Camille à 4 minutes à pied.

Une pharmacie au bout de notre rue, une église, une mairie, la bibliothèque et l'école. C'est tout. Quelques roulottes viennent le mercredis et vendredis : fruits et légumes, pains bio, fromages, pizzas. Les champs de blé tout autour, les vaches, les fermes... J'aime ce décor. Je m'y sens bien.

La maison est spacieuse, on la meuble petit à petit, vintage et art déco me dit mon homme. Je ne suis pas regardante du style mais ça me plaît, je me sens bien dans ce nouveau cocon. La cheminée, les escaliers, les quatre chambres, les deux salles de bain. C'est presque trop pour nous trois. Tant pis, on se fait plaisir. Le jardin, les parties de foot avec Camille, la balançoire...!

Pour le moment, c'est encore bien en désordre, le nécessaire est accessible mais il manque quelques meubles de rangement, des petites choses qui nous ferons nous sentir chez nous. On avance, petit à petit... 

Là, ce soir, je me sens un tout petit plus légère, mais j'ai l'impression d'avoir l'Everest devant moi et d'être en tong! 

5 sept. 2015

Une semaine après la rentrée...

... et je suis au bout du rouleau!

Je n'ai absolument le temps de rien, ma classe est un désordre apocalyptique, ma maison ressemble à Hiroshima, ma tête est en perpétuelle effervescence, des centaines de choses à penser à la seconde!

Le travail, la maison, les cartons, Camille, les RDV, les réunions, les élèves, les meubles à acheter, les dossiers à terminer pour la banque, la routine quotidienne à gérer... 6h-23h non stop chaque jour...!

Je craque complètement.

SOS


24 août 2015

Summer 2015

Je ne sais pas par où commencer...

Nos vacances paisibles et chaudes dans le sud, ma prochaine école, le futur déménagement dans une maison, le retour dans le nord et son temps merdique qui me donne envie de partir loin loin loin, le prêt qui prend du retard, la maison de famille en construction, les naissances qui pleuvent, les contraintes de la vie qui me barbent, l'homme et son travail - les montagnes russes, Camille et ses au revoir à la couche?

Le temps passe et je ressens moins le besoin de venir coucher notre vie sur le blog. Le temps file je devrais dire, je ne sais pas comment font les autres: écrire, vivre, travailler, faire des photos, garder une certaine poésie, avoir une vie sociale, faire en sorte que la maison ne ressemble pas à une explosion nucléaire force 10.. hum... 

Summer 2015

Des flash souvenirs me reviennent en tête...

Les barbecues entre copains (7 adultes, 3 enfants, 2 bébés) au pays Basque,
Le feu d'artifice du 14 juillet dans la baie de Saint Jean de Luz,
Les après-midi à la piscine à lire à l'ombre pendant que les enfants hurlent de bonheur dans l'eau,
La rivière dans l'arrière pays Héraultais avec mes copines, un pur bonheur...
Les soirées entre copines du sud, un resto moules-frites avec ma chère Sophie commerçante au Cap d'Agde, un barbecue à Marseillan plage avec d'anciennes amies du lycée, la super bande de fac de Montpellier dans un bar magnifique dans l’Écusson...
Les douces journées chez ma mère à lire et prendre l'apéro avec mon fréro et sa femme.

Quelques photos pour illustrer tous ces bons souvenirs 

Que c'est bon le petit vent du soir après les journées brûlantes... on se balade autour du domaine.

Les balades quotidiennes avec mamie patate

Mes deux mamies pour moi tout seul et un beau coucher de soleil sur la plage!


Découverte des escargots dans le jardin

Dans la famille "boudeur" je voudrais le fils!

Que c'est bien les vacances! On ne fait que jouer et rire!
Marseillan plage, une soirée avec ma chérie Sophie

La rivière avec des copines qui partagent mon amour de la Chine, des discussions à n'en plus finir entrecoupées de bains rafraîchissants! 

Rentrée 2015

La rentrée ne va pas être de tout repos, je serai en poste à Roubaix, près du parc Barbieu, une école dans un quartier défavorisé qui est voisin d'un quartier très chic. J'aurai des CE1. J'ai visité mon école et rencontré la directrice qui m'a fait très bonne impression et surtout qui m'a montré qu'on bosse en équipe. Cela me soulage de savoir que je pourrai parler avec mes collègues car je ne vous cache pas qu'un milieu si populaire et défavorisé m'est inconnu et me fout légèrement la trouille. Sur ma liste, il y a 13 garçons et 7 filles. J'ai déjà visité ma classe et commencé à "penser" à certaines choses mais avec Camille à la maison, je n'arrive pas vraiment à travailler et c'est méga stressant, j'en fais des insomnies la nuit, je ne serai jamais prête à temps!



Un déménagement

A côté de ça, nous avons signé début août pour une location de maison à Lompret, petit village entre Lambersart, Verlinghem et Péremchie à  20 minutes de Lille et Roubaix. Le calme, l'espace, le jardin, les quatre chambre, le grenier... J'ai l'impression de mieux respirer rien qu'à l'imaginer. 

Nous avons un peu visiter cette maison par hasard, j'avais repéré quelque chose de pas mal sur le bon coin qui finalement ne s'est pas révélé concluant et nous avons visité cette maison juste après. Le locataire, très poli et doux, nous a fait faire une visite complète en nous parlant du quartier, de l'école, du propriétaire. Ça nous a tout de suite tapé dans l’œil malgré le désordre post-déménagement. 

La cuisine ouverte sur le jardin, la balançoire, les framboisiers, le salon en L, les quatre chambres à l'étage, les deux SDB, le garage spacieux, la cheminée et le grenier. Et surtout, le calme! Nous entendons le chant des oiseaux et le passage n'est que très rare puisque c'est essentiellement résidentiel. Le village ne compte que 2400 habitants. C'est encore plus petit que le village de mon enfance! Ce sera notre toute première maison avec jardin avec l'allée bordée d'arbustes et le lierre qui court sur la façade, manque plus que le chien! Nous emménagerons le 12 septembre, OUI, je sais, c'est demain et aucun carton n'est commencé. On a peur de rien ici.


Le nord

Camille et moi, on reprend nos petites habitudes citadines du nord et on cherche les endroits verts, animés pour les enfants, les bacs à sable, les animaux de la ferme... Je souffre d'être enfermée, je souffre du bruit des voitures, de cette voie trop passante, famille et amis sont loin et le soleil peine à percer les nuages. Nous ne sommes pas à plaindre, loin de là, notre vie est confortable et nous découvrons toujours de chouettes endroits typiques de la région  (Les Estaminets dans la campagne belge, la côte d'Opale,) mais j'ai toujours dans un coin de la tête que notre retour en France n'est pas définitif. 


Pique-nique improvisé à la ferme Dehault

Moment de grande créativité



Mis à part ce climat tout pourri, je suis ravie d'avoir retrouvé mon groupe de copines mamans, nous avons repris nos réunions du mercredi dans un resto-tapas. La semaine dernière, l'une d'entre-elles manquait à l'appel, une nuit de contractions plus tard et nous avons reçu un joli message de naissance. Une autre est enceinte jusqu'aux oreilles et l'excitation se fait sentir. 


Camille

Camille a passé de super vacances: nu toute la journée à gratter la terre, manger des mûres, faire la connaissance de grenouilles et d'escargots, faisant pipi debout dans les fleurs, se roulant dans le sable à la mer... sans oublier ses nombreuses voitures et animaux qui jonchaient le sol de chez sa mamie! Il est revenu grandi! Il nous tient des conversations assez cocasses et part dans des intonations qui me font légèrement penser à moi... " Mais enfin, maman, c'est pas grave!", " Attends, regarde, je vais t'expliquer, alors..." , " Je ne sais pas trop si je vais aimer..."



Hello, j'ai mangé des mûres!

Regarde tonton, c'est le barbecue!

Crevé après la plage, "ne touche pas à mes chips ou je mords!"


La grande grande nouvelle, c'est que disons au revoir aux couches la journée et pendant les siestes et ça c'est vraiment super!


L'homme

L'homme de la maison n'a eu qu'une semaine pour se reposer (comparé à mes deux mois de glandeuse, c'est peu!) et dès fin juillet il repartait à Shanghai, à Hong Kong et en Allemagne pour des meeting hautement importants. 

Il nous fait les montagnes russes de l'humeur selon les jours... Certains jours, j'ai l'impression qu'il va tout plaquer pour monter sa boîte et d'autres jours, il est le roi du pétrole! Je ne doute pas une seconde que ce n'est qu'un début dans sa carrière et que son ambition l'emmènera très loin car il est humble et passionné et qu'il aime le travail bien fait. Je ne le dirai jamais assez mais je suis fière de lui et de son parcours.

Le dieu de la plancha!


Et moi?

Je suis censée faire des cartons, mais je n'ai pas commencé. Je passe mes journées avec Camille, je range, je joue avec fiston, je cuisine, je sors me balader, la vie n'est pas si mal! J'ai quelques soucis en tête mais mon éternel optimisme me dit que tout ira bien.

Je sais que l'heure est encore au calme... avant le gros tourbillon de rentrée et celui du déménagement! Ensuite, il y aura octobre et les trois ans de Camille, nos quelques jours à Nantes pour un baptême à la Toussaint et les fêtes de fin d'année dans la maison qui commence à être rénovée. Je sens que tout file à vive allure. Pour l'heure, il me tarde de pouvoir passer mes weekends dans ma nouvelle maison, bricoler dans le jardin et cocooner près de notre nouvelle cheminée! 





J'écris de moins en moins souvent par ici, du coup, vous voilà avec une sacré tartine! :) 
A bientôt mes ami(e)s, j'espère être encore vivante dans deux mois!



23 juil. 2015

La formation Montessori

Après quelques jours de repos à Lille début juillet, me voilà partie pour une semaine de formation à Bailly (région parisienne) dans une école Montessori. 

Ce fût une belle expérience humaine autant que professionnelle. J'ai logé avec sept autres nanas dans un appartement prévu pour trois, lol! Ça faisait très colonie de vacances d'adolescents sauf que mes colocataires étaient majoritairement professeurs des écoles maternelles et deux d'entre-elles étaient psycho-somatothérapeutes. Nous avons partagé les chambres et le salon, organisé les courses pour huit et beaucoup beaucoup parlé après les longues heures de formation la journée. Les avis divergeaient dans le plus grand des respects. Imaginez huit passionnées réunies pendant cinq jours, les discussions étaient riches d'enseignement.

Entrée et cour de l'école avec les logements des stagiaires

Cinq petits jours pour faire le tour des activités en maternelle, c'était peut-être un peu ambitieux et de nombreux aspects de la pédagogie m'échappent encore mais cette formation a été un vrai chamboulement pour moi. Ce n'est pas seulement une pédagogie que j'ai appris à comprendre, c'est toute une philosophie qui est venue s'imposer à moi! Je ne suis pas une puriste et certaines notions ont été dures à intégrer pour moi: une façon d'être maîtresse. Je suis admirative et en même temps je me questionne, est-ce que je peux être ce genre de maîtresse là... est-ce que j'en suis capable? Est-ce que je le veux? J'ai souvent été poussée dans mes retranchements et je remercie la formatrice d'être restée si zen face à mes millions de questions.


Pour faire court et simple car je ne vais pas rentrer dans les détails dans ce post, la façon d'aborder les mathématiques est une révolution! La manipulation, le toucher, les sens en ébullition... j'ai découvert un autre monde! Si c'était accessible à tous les enfants de France et d'ailleurs, je crois que plus un seul gamin n'aurait peur des maths ou dirait qu'il est trop nuuuul! 

La magie des mathématiques

Pour l'entrée dans la lecture, j'ai aussi beaucoup aimé mais je n'ai pas assez de recul dans l'éducation nationale pour connaître toutes les méthodes d'apprentissage mais ce que j'ai constaté c'est que l'enfant entre tout seul et à son rythme dans la lecture avant le CP et c'est très bien. Les preuves sont là... les enfants en ont la capacité bien avant 6 ans, pourquoi les en empêcher? 

Pour tout ce qui est sciences, culture, histoire, géo... nous avons vraiment survolé et je ne suis pas convaincue. Certes, il y a des façons d'aborder ces enseignements qui sont originales mais ça mériterait un réel approfondissement. Pour le coup, il y a bien plus de choses intéressantes qui se passent sur les sites académiques, j'en ai fait l'expérience. 

Pour tout ce qui est vie pratique, je ne saurai que m'incliner car oui je pense qu'il est vraiment nécessaire d'autonomiser les enfants et de travailler la motricité fine, les ateliers proposés sont riches et variés. De nombreuses professeures des écoles (qui pratiquent Montessori) rivalisent d'ingéniosité aujourd'hui! 

En conclusion, j'y vois beaucoup plus clair sur ce que je pourrai mettre en place en classe de maternelle et c'est exactement l'objectif que je m'étais fixé. Sans aller jusqu'à du 100% Montessori, j'ai trouvé quelques billes et je me sens plus sûre de moi dans le côté bienveillant de l'éducation. Pas que j'en avais douté... mais lorsqu'on est entourés des collègues qui punissent et parlent de Montessori comme d'une secte, je n'avais pas toujours les mots pour me justifier.

Cette semaine a été aussi rude car c'était la première fois que je quittais Camille autant de temps et le deuxième soir, en entendant sa petit voix tremblante et ses pleurs au téléphone, ouch... pas facile pour lui ni pour papa!

Partie le dimanche matin, je suis rentrée le vendredi soir suivant, une bonne douche, un GROS rangement de la maison et un énorme câlin quand Camille est arrivé. Heureuse de retrouver mon homme et mon fils, heureuse de commencer enfin les vacances!

Le lendemain, nous avons pris l'avion pour Biarritz...

11 juin 2015

Parallèles de vie #3 : 5 ans en juin

Juin 2011 - 29 ans

Je suis à Taipei, nous vivons encore en coloc avec deux américains, nous sommes fraîchement remis ensemble et nous pensons à nous trouver un appartement dans un quartier plus chic de la ville. Je travaille au centre de français de l’université de Shida, 24 heures par semaine. Je pense très très fort à avoir un enfant, mon Pernoud ne me quitte pas et je regarde des vidéos sur le cycle de la vie (lol, non mais n'importe quoi!). Des heures passées dans les cafés et restaurants avec des bouquins, mes carnets et des copines.

Mon brunch préféré: des oeufs pochés à la sauce hollandaise sur muffins.
Le seul bouquin de grossesse qui m'a suivi et que j'aime beaucoup relire.

Juin 2012 - 30 ans

Je suis enceinte de 3 mois à peine et je suis intensément fatiguée. Mon homme est parti pour trois semaines en Californie et je suis seule dans notre bel appart de Tianmu. Mes cours me fatiguent, je rentre tard le soir (vers 22 heures) et je ne prends pas beaucoup de poids. La fin du mois est plus douce, je connais enfin un soulagement et mon homme revient. L'été va être dur, pas de vacances avant septembre, et une chaleur torride! Ma famille me manque, la France aussi.

J'aime mon quartier, le matin il ne fait pas encore trop chaud pour une belle promenade quand je ne travaille pas.
Tianmu, le long de la rivière, à 10 minutes de notre appartement.
 
Fondu chinoise épicée, un repas tardif après les cours du soir.

Nos amis nous invitent à voir la course des Dragons-Boat

Taipei: ciel lourd de la mousson, dans quelques minutes, des trombes d'eau vont tomber sur nous.

Juin 2013 - 31 ans

Camille a huit mois et nous sommes de retour en France. Papa est en haut qui fait du gâteau et maman est en bas... dans le nord de la France, déjà un nouveau boulot qui commence dans une entreprise montante et jeune, il est ravi! Camille et moi sommes chez mamie patate dans le sud et nous coulons des jours paisibles depuis un mois. Je n'ai plus de job et je ne sais pas trop ce que je veux faire, une petite idée commence à poindre, le monde de l'enfance me fait de l'oeil. Je me laisse vivre... et profite de ce retour en France après 7 années à Taiwan.


La maison de campagne de mamie




Juin 2014 - 32 ans

Nous habitons dans le nord. Je suis en plein dans le concours pour devenir professeur des écoles, je suis épuisée et malade, mes oraux sont en fin du mois et je finis avec une conjonctivite, mon corps ne suit plus! Ce mois est très dur physiquement pour moi. Mon homme est encore en Californie  pour un salon (gggrrr!!!). De son côté, Camille, 20 mois, est heureux de vivre, il vit chaque seconde de façon intense: la joie, les pleurs, les câlins, les colères... tout est vécu à 10000%. Il est à la crèche toute la semaine.

Un week-end de pause pour la fête de la musique

Manger dehors avec Camille... ne surtout pas avoir peur d'avoir la honte! (table dégueu!)


Juin 2015 - 33 ans

Nous y voici, un mois de juin très paisible. Je finis mon année tranquillement, professeur de deux classes de CM2 mais seulement à mi-temps car c'est mon année de formation. Mon dossier est rendu et je m'en sors avec un très joli 15/20. Le spectacle de fin d'année se prépare tranquillement, je fais danser les élèves avec grand plaisir finalement. Dans trois semaines, je dirai adieu à mes petites têtes blondes, mes premiers élèves français, mes 10 ans qui m'ont fait grandir cette année. C'est grâce à eux que j'ai compris quel genre de maîtresse je ne veux pas devenir (fais pas ci, fais pas ça!). Mon évolution pro est loin d'être finie, j'ai l'impression d'être au tout début du chemin et ce chemin s'appelle montessori et respect de l'enfant! (Y a du boulot!)

Camille a 2 ans et demi, c'est un adorable petit garçon qui s'est bien assagi depuis ses deux ans. Des colères, il y en a encore, mais nous avons de grands moments de discussion et de complicité que j'aime à la folie. 

L'homme se prend son week-end annuel entre copains: Londres.

C'est une photo de mai quand nous étions à Taiwan mais il est tellement beau! C'est tellement lui: tee-shirt Mc Queen et voitures dans les deux mains... cheveux fous! Love love love ce Biboun!

Pour revoir les anciens parallèles de vie c'est par ici et ici