24 déc. 2014

Fin d'année


Deux mois d'absence déjà! Je suis plus assidue à la lecture de mes blogs préférés qu'à l'écriture ces derniers temps. Voici d'ailleurs un petite liste des blogs copines ou tout simplement des blogs que j'aime lire et qui me font rêver à mes heures perdues.

A New-York avec toi
Les tribulations d'une française à Montréal
Launilea à Montréal
Québec family life


Depuis deux mois, alors, qu'est-ce qui s'est passé? A l'aube de cette nouvelle année 2015, est-ce que 2014 a comblé toutes nos attentes?

Le mois de novembre a été dur cette année, plus que l'an dernier où nous avions reçu quelques amis et famille, où nous avions passé quelques jours sur la côté d'Opale. Cette année aussi, gros changement, le froid et la grisaille étaient bien au RDV, les gens du nord nous avait prévenus que l'hiver dernier avait été très doux comparé aux normales saisonnières. J'ai bien compris quand j'ai repris le chemin de l'école début novembre, un froid de canard. Le froid ne me dérange pas comme je l'ai souvent répété, un ciel bleu et quelques rayons de soleil suffisent à me donner le sourire, mais la pluie et le ciel gris m'ont rendue un peu morose. Beaucoup de boulot pendant ces 7 semaines d'école. Un homme un peu dépité par certains projets en stand-by. Il y a bien eu cette sortie à Lille au marché de Noel un an après la toute première fois. On a bu notre petit verre de vin chaud avant que Camille ne se décide à courir partout dans la foule (beaucoup moins drôle), alors, nous sommes rentrés après avoir pris quelques plats japonais à emporter.

novembre 2013

novembre 2014

En décembre, l'homme est parti à Sao Paulo au Brésil pour la deuxième fois de l'année. Ce voyage d'affaires l'a ramené à la maison avec le sourire et des projets plein la tête. 

Quant à moi, je n'ai eu que très peu de classe et un formateur en science venu me voir en visite m'a félicitée pour ma bienveillance envers les élèves.

Camille a eu plusieurs belles soirées de Noël, à la crèche et à l'entreprise où il a vu pour la première fois le père Noël (bon, lui, ce qui l'intéressait, c'est le cadeau avant tout!). Super soirée à l'entreprise qui ouvrent les portes à tous les employés avec un buffet énorme et une salle immense avec des jeux aussi bien pour les adultes que pour les enfants. Camille a couru pendant 2 heures, aux anges!

Aujourd'hui, nous sommes le 24 décembre et nous revenons de quelques jours à Strasbourg. Notre petit périple de 3 jours nous a fait grand bien. La famille paternelle de l'homme était là, à nous accueillir comme il se doit, comme si on s'était vu la veille alors que la dernière fois datait de 2004. Camille a été plus que gâté, nous avons bien mangé (la bonne choucroute alsacienne et le bon ragoût de canard!). Strasbourg est une ville magnifique, surtout en cette période, les rues piétonnes du centre sont toutes illuminées, c'est féerique! 


Nous sommes de retour à Lille pour un réveillon en petit comité qui se déroulera vendredi soir (et pas ce soir), à quatre, nous trois et ma mère autour d'une bonne raclette. Mais pour ce soir, la simplicité d'une soirée en famille... nous suffit amplement!


Joyeux Noël à tous!

27 oct. 2014

Tag de ma copine mademoiselle K

Chère Mademoiselle K, je n'ai pas suivi à la lettre le TAG mais j'ai quand même répondu aux 11 questions. Bonne lecture!

Mes 11 questions :  
1) A quelle époque aurais tu aimé vivre ?
Je suis née dans les années 80. J'aurais bien aimé vivre ma vie d'adulte dans les années 50/60/70. Naître dans les années 20/30 comme ces deux superbes femmes. C'est drôle... mais c'était l'époque de mes mamies.

Audrey Hepburn née en 1929

Marilyn née en 1926

2) Quel pays rêves-tu de visiter ?

Il y a deux continents qui me titillent récemment. D'un côté, toujours l'Asie mon éternel amour: Hong Kong, Singapour, le Japon, la Malaisie, l'indonésie, la Thailande... y aller, y retourner encore et encore, y vivre, y rester, en partir, revenir pour les vacances...

Mon number 2 du moment c'est l'Amérique du Nord avec la côté d'ouest des Etats-Unis et le Canada.

3) Quelle langue aimerais tu parler et pourquoi ?
J'aimerais pouvoir pratiquer davantage les langues que je parle déjà: le chinois et l'anglais. Mais si je dois en rajouter, je choisirais le japonais ou encore l'arabe. Le Japonais pour sa douceur et l'arabe pour enfin pouvoir arrêter de chanter en yaourt les chansons libanaises que j'écoute dans ma voiture! Le premier mot que j'ai appris en arabe: HABIBI mon amour!



Ça me donne envie de danser direct... en remuant de partout!
4) Quelle est ta série préférée du moment ?
Suits: avocats sur mesure. Je kiffe  Harvey Specter (would you marry me?)
Hello darling!
5) Quel est ton meilleur antidépresseur ?
Une après-midi entre copines à se psychanalyser, à rigoler, se réconforter, à se tirer les cartes.
Un bon thé chaud avec mon livre de chevet du moment: Petites recettes de bonheur pour les temps difficiles.
Appeler mon frère (je sais pas pourquoi mais j'ai toujours envie de lui raconter ma vie de façon drôle, du coup, ça me déride).


6) Fromage ou dessert ?
Un dessert taiwanais très rafraîchissant et délicieux: le sorbet à la mangue.


7) Quelle est ta plus grande qualité ?
L'optimisme, j'y crois à fond! 
8) Et un de tes défauts  ?
Je procrastine pas mal ces derniers temps et j'ai tendance à déprimer quand les vacances me paraissent trop loin. En fait, si je m'écoutais (et si j'étais blindée de pognon) je serai tout le temps en voyage! 
9) Qu’aimerais-tu avoir pour Noël ?
Un nouveau manteau, rouge de préférence. Des billets d'avion. Un hammam avec mon homme. Une soirée resto-ciné à deux.
J'aimerais bien avoir deux ans

10) Raconte moi ta plus grosse honte
Rhhhôô ben je sais pas trop... je crois que je me suis promenée un long moment avec la jupe coincée dans la culotte à Taipei mais franchement, j'ai dû faire pire si je réfléchis un peu. 
11) Quelle est ta spécialité culinaire ? 
Je fais de très bons curry de coco à la citronnelle et au gingembre.


26 oct. 2014

Camille et les plaisirs d'octobre

Si Camille pouvait écrire sur ce blog voilà ce qu'il vous dirait de ce mois d'octobre:

Il vous dirait qu'il est tout excité depuis ses deux ans car il a une beau garage de voitures et une belle ferme avec des animaux (entre autre chose!), que tous les soirs quand il rentre il nous entraîne dans sa chambre pour jouer encore et encore.

Il vous dirait qu'à la crèche il a fait un chausson aux légumes pour papa et maman même qu'il a mangé plus de la moitié mais qu'il a bien voulu partager le dernier morceau. 

Il vous dirait que maman a tout bien rangé dans sa chambre même si le lit à barreaux est toujours là et que ça l'embête beaucoup (ça c'est ce que je crois... mais...).

Une chambre faite de brics et de brocs 

Le coin lecture et câlins avec les nounours

Il vous dirait qu'il a passé un super week-end à Cambrai avec le grand jardin et les tontons copains de papa, qu'il y avait les toboggans, les Legos et le chat et le tracteur!!!

Il vous dirait qu'il était tout fier de prendre son petit déjeuner à la table des grands avec les tontons et le panier de croissants.

Les tontons et Camille au petit-déjeuner!

Il vous dirait aussi qu'il nous fait la misère depuis 1 semaine avec des pleurs et des cris la nuit pour dormir dans le lit de papa et maman.

Il vous dirait qu'il adore ses nouveaux livres, en particulier celui du dragon chinois offert par tata de Strasbourg !



Il vous dirait qu'il a hâte de voir le marché de Noel de Strasbourg en décembre et la famille de papa.

Il vous dirait aussi qu'il parle tellement qu'il saoule maman de paroles et qu'il a une super technique pour attendrir la terre entière: sa petite tête penchée et sa voix adorable qui dit "I TE PLé maman". (comment résister je vous le demande?)

Il vous dirait que maintenant dehors " I Fé FWA!" et qu'il faut " SA BI Yé"

Il vous dirait que le mois prochain sera dur parce que papa va partir avec des gros avions loin loin en Russie et loin loin au Brésil.

...enfin... je ne saurai jamais vraiment s'il pense tout ça mais peut-être qu'un jour il lira ce petit post et qu'il me dira: "Merci maman de me rappeler tous ces beaux souvenirs de ma vie!"

Je t'aime Camillou

23 oct. 2014

Vivre en France: j'aime / j'aime beaucoup moins (2)

Je ne sais pas pourquoi j'ai commencé par les côtés positifs parce que du coup on va finir sur du négatif, c'est dommage. J'avais peut-être besoin de mettre en avant les jolies choses de notre vie car je sens poindre un petit coup de blues pré-hivernal. Ne vous en faites pas, tout va plutôt bien mais certains aspects de la vie française nous pèsent. C'est normal me direz-vous, même vous, Français de France n’êtes pas toujours satisfaits de votre vie j'en conviens.

Sauf que... lorsque vous sentez poindre dans le creux du ventre cette envie irrésistible et folle d'un ailleurs et que cette envie prend le pas sur tout le reste, il est temps de se poser des questions.

Alors, en vrac parce que je ne vais pas m'étendre sur chaque point, voici un petit condensé des choses agaçantes dont je me passerais bien:

- Les lourdeurs administratives
- La mauvaise humeur de certains qui entraînent beaucoup d'incivilités quotidiennes
- Le coût du confort moyen
- Les horaires d'ouverture des magasins
- Le monde fou le samedi en ville et le vide des rues le dimanche
- Les salaires qui ont dû mal à décoller tout comme les promotions
- Le manque d'ouverture sur ce qui se passe ailleurs
- L'idée très conventionnelle qu'à notre âge IL FAUT S'INSTALLER ET INVESTIR sinon c'est certain tu as raté ta vie!


Heureusement il y a toutes ces choses positives dont je parlais dans le post précédent. Je sais que partout, il y a des inconvénients et des avantages mais je pensais pouvoir supporter plus facile les inconvénients de mon propre pays. Eh bien, apparemment pas!

Mon homme et moi avons eu de grandes discussions dans nos mini-réunions de famille, de grandes discussions qui mettent bien en avant le fait que nous passons par une étape nécessaire et positive en France car nous évoluons chacun de notre côté mais que ce n'est pas terminé... qu'il y a encore trop de choses intéressantes et folles à faire ailleurs (pas seulement pour les vacances) pour s'installer en France jusqu'à la retraite. Je pense qu'il va falloir profiter beaucoup de nos familles et amis parce que nous serons très vite prêts à passer à l'étape suivante...


http://www.agorafinance.fr/les-avantages-de-lexpatriation/







21 oct. 2014

Vivre en France: j'aime / j'aime beaucoup moins (1)

J'aime


- Être plus proche de nos familles respectives et de certains de nos amis. Depuis que Camille est né, tout a été bousculé et chacun a dû trouver sa nouvelle place. Ça n'a pas été facile pour tout le monde mais aujourd'hui quand je vois la relation qu'il tisse avec son tonton par exemple (mon frère) je suis ravie de pouvoir les voir plus d'une fois par an. La chose la plus difficile quand on vit à l'étranger c'est la distance et même si aujourd'hui nous vivons à 900 km les uns des autres, 1h30 d'avion ce n'est rien comparé aux 13 heures jusqu'aux portes de Taiwan. Les week-ends s'organisent avec plus de facilités. Les années ont passé et les vrais amis sont toujours là, présents et cette année nous avons réussi à en revoir certains et ça fait tout chaud dans le coeur de se revoir, de savoir qu'on sera toujours là les uns pour les autres.






- La super crèche de Camille. Nous avons vraiment été chanceux de tomber sur une crèche d'entreprise aussi bien. Dans le top 5 de ce que j'aime le plus: Le jardin potager, les repas bio, les activités (cuisine, jardinage, parcours moteur...), les dames très à l'écoute, le lieu très spacieux et magnifique. Et en plus, ce n'est pas cher! Je suis heureuse que Camille grandisse et apprenne entre ces murs-là.



- La formation professionnelle. Si je n'étais pas rentrée en France, je ne sais pas comment j'aurais pu me reconvertir, je ne dis pas que c'est impossible mais certainement plus difficile. Et j'ai réussi ce petit exploit en une année alors hum bon heu je suis pas mal fière même si le boulot ne fait que commencer et que c'est plus dur que je ne l'imaginais. 


 - L'accès à la culture. Me promener dans les librairies et chiner des nouveautés. C'est une des choses qui me manquait le plus à l'étranger. Ma dernière trouvaille: "Petites recettes du bonheur pour les temps difficiles" de S. Hayes et L.Nihan. Un vrai trésor. Pour le reste, musées, concerts et festivals, nous n'avons pas vraiment profité. J'espère que cette année ça ira mieux de ce côté-là. J'ai envie de voir un ballet de danse classique, de refaire de la danse, de voir l'exposition sur l'Homme de Néandertal au musée des sciences naturelles... bref... beau programme mais peu de temps. 




- Les 4 saisons. Je ne sais plus qui me demandait pour la millième fois si ce n'était pas trop dur de vivre dans le nord (c'est froid et c'est gris bbooouuuhhh!). Eh bien, les jours pluvieux et gris, j'ai connu à Taiwan sauf qu'il faisait toujours assez chaud. Quant au froid, il ne me gène pas trop pour le moment, c'est vivifiant. Ce que j'aime c'est voir les couleurs de l'automne et ressentir cette atmosphère de fête de fin d'année: les décorations, les marchés, le vin chaud, les marrons grillés... J'aimerais voir la neige cette année, l'an dernier, nous n'avons pas eu ce petit plaisir! 


- Le confort que nous avons. Ce confort, je pourrais presque le mettre dans les aspects négatifs car finalement ça coûte un pognon monstre d'avoir du confort de vie: deux voitures, de jolis meubles, un lave-vaisselle, un chouette appart... toutes ces petites choses qui font que tout roule au quotidien, que tout est plus simple. Ce confort est agréable mais on le paye... à Taiwan, nous n'avions pas tout ça mais nous voyagions beaucoup plus souvent, nous sortions plus, nous avions une vie plus simple finalement. 


(suite au prochain épisode...)

12 oct. 2014

2 ans mon fils

Ce week-end s'était les grandes retrouvailles familiales, ma mère, mon frère et ma belle-soeur sont venues 3 jours à Lille de leur Montpellier pour fêter les 2 ans de Camille. 

Ce samedi, le beau temps n'était pas au rendez-vous comme de nombreuses journées d'automne dans le nord, mais comme toujours, après un ciel gribouillis et un peu de pluie le matin, le soleil est sorti l'après-midi, nous avons même terminé la soirée au parc, très agréable!

La fête d'anniversaire a commencé à 15 heures, Camille a dû écourter un peu sa sieste mais son réveil n'a été que du bonheur quand il a vu son  grand copain de la crèche le petit "E". J'étais très émue, c'est le vrai premier copain qu'on invite à la maison et que de joie de les voir ensemble! Jusqu'au soir 21 heures, ils ont retourné la maison de leur cri de joie! 

Nos amis étaient là, les voisins et leur fils un peu plus jeune que Camille. Je les remercie tous d'avoir participé à ce beau moment!

Camille et son premier copain de la crèche très heureux de découvrir le garage!

Dès le début, les ballons ont fait beaucoup d'effet! Mamie patate veille!



Le moment du gâteau arrive et Camille est beaucoup plus émerveillé que pour ses "1" an, il réalise bien que tout ça c'est pour lui!

La lumière s'éteint, papa arrive avec le gâteau au chocolat de mamie!
La bougie qu'il faut souffler.
Il essaye de la toucher.
C'est finalement maman qui souffle et tout le monde applaudit!

"2 ans" mon Camille!
Bougie soufflée, les doigts directement dans le chocolat!
Après le gâteau, une petite danse, on fait la ronde et on s'assoit! Je mène la danse!

Le moment magique des bulles avec le voisin et le copain!
Les mamans qui discutent derrière pendant que les enfants hurlent de bonheur! (Les hommes au bar!)

L'équipe au parc après la fête!

La soirée a continué en compagnie des parents du copain de la crèche qui sont aussi des collègues de l'homme, un couple charmant et un enfant adorable qui a environ 3 fois plus d'énergie que Camille...! Un sacré numéro!

Camille termine sa journée, tellement fatigué et tellement heureux, le premier mot du lendemain matin: " Copain? "

2 oct. 2014

Cette dernière journée d'insouciance

Cette dernière journée je m'en souviens comme si c'était hier.

Je me suis levée ce matin-là avec une vague inquiétude car la nuit j'avais senti quelque chose de différent. J'en ai parlé à mon homme mais dans un demi-sommeil je ne voulais pas le stresser plus que ça et lui assurais que tout allait bien. 

J'avais cours à 9 heures avec un groupe de taiwanais dont le niveau me permettait de faire des mini-débats de français sur l'amour, la liberté, le travail... Ce matin-là, on travaillait sur des structures de phrases, je ne me souviens plus lesquelles mais je sais que chaque étudiant avait noté sa phrase sur un papier que je devais corriger pour la fois prochaine. Agréable souvenir.

Je n'ai jamais corrigé leur phrase, je n'ai jamais revu leur classe. Une classe que j'avais suivie pendant de longs mois, ce mardi-là, c'était la dernière fois.

Le midi, j'avais rendez-vous avec mon amie E. française et professeur de français à l'université. Comme d'habitude, nous allions bruncher dans un de nos cafés préférés (les oeufs Bénédicte étaient un délices/). Nos deux gros bidons en avant, nous marchions lentement, transpirant sous le soleil de plomb, jusqu'à cette rue au nom exotique où les magasins de thé et de nouilles au bœuf poussent comme des champignons!

Après le repas, nous avions décidé de visiter une maternité un peu particulière, mon amie voulait un accouchement le plus naturel possible dans une structure plus intimiste. On avait trouvé sur internet cette clinique " la clinique du bébé heureux" un peu excentrée mais différente de ce qui se fait d'habitude (pour la petite histoire, elle a finalement accouché là 3 mois plus tard).

Arrivées là-bas, j'en ai profité pour prendre RDV avec une de leur gynéco pour mon suivi du troisième mois et puis pour lui parler des fuites étranges de la nuit dernière. Rien d'alarmant, probablement bébé qui appuie trop sur ma vessie.

Avant le fameux RDV, j'ai pris le temps de faire un tour à Ikea juste à côté et j'ai acheté des parures de lits orange et blanches, un coussin à langer pour bébé et quelques bêtises. 


Je marche... beaucoup.


18 heures, mon RDV. J'explique mon cas. La doctoresse se fige et me dit d'aller m'installer tout de suite dans la pièce à côté. Ce que j'exécute. 

Test.
Mine grave de la gynécologue.

"Madame, ce n'est pas de l'urine mais du liquide amniotique, je n'ai pas le matériel nécessaire pour vérifier si votre bébé est en danger, il faut partir d'urgence à l'hôpital le plus proche!"

Je quitte la clinique avec mes sacs Ikea au bras, je hèle un taxi, je grimpe dedans. 
J'appelle mon homme.

Arrivée aux Urgences de l'hôpital qui sera ma seconde maison pendant presque 2 mois, je flotte, c'est étrange. Ce n'est pas vraiment moi, si?

Nouveau docteur, nouveau test.
" Madame, étant donné le niveau du liquide amniotique, vous avez 80% de chance d'accoucher dans les 15 jours, on va tout de suite vous conduire dans une chambre où vous resterez jusqu'à nouvel ordre "

Sonnée, la future maman
Ébranlé, le futur papa


C'était cette journée-là le 2 octobre il y a deux ans. 


17 sept. 2014

Tranches de vie - Septembre

Le matin, il est déjà 7h15 lorsque je suis sur le pas de la porte, prête à embarquer dans ma petite citadine. Je pars un peu triste de ne pas avoir vu mon petit lapin du matin mais revigorée de la nuit sans pleurs*.
Je roule environ une demie-heure, musique chinoise ou percussions orientales m'accompagnent (la radio m'a anéantie la première semaine). D'abord la voie rapide, quatre puis deux voies et enfin la campagne, les petits villages, les champs de vaches. Le soleil est rose et tout près de l'horizon, une légère brume me force à ralentir. 

J'arrive. 
Les clés. 
Le portail. 
Je suis une des premières. Dans une trentaine de minutes, la cour sera remplie par les cris d'enfants et un rang de 22 élèves un peu éparpillés m'attendra près de la fenêtre. J'attends le silence. Je les compte. Je souris. On y va.

Avec eux, point de Sophia. C'est madame T. Et aujourd'hui, j'avais enfilé ma tenue de sport pour la journée sportive au collège. Au programme: course d'orientation, escalade, relais, foot et basket. Quelques-uns de mes élèves me regardent avec malice: " Oh vous êtes pas la maîtresse de d'habitude, vous êtes madame T. n°2 qui fait du sport! ". Ils sont mignons. Ils sont vrais. En voilà de la bonne énergie positive! 

Des parents sont encore à la grille. Nous nous mettons en route. Il fait chaud, il fait beau. Après quelques jours de temps chinois, le soleil se pointe et nous brûle le visage. Le collège est à deux pas, je fais la route avec une autre maîtresse bien sympathique qui a un fort accent du nord. Thomas et Valentin sont un peu à la traîne. Je lève la voix. Ça n'a pas l'air de les presser plus que ça.

(...)

19 heures, j'entends la lourde porte du rez-de-chaussée claquer. Dans quelques secondes, le calme de l'après-midi et l'atmosphère de travail vont se transformer en retrouvailles familiales. J'enlève mon habit de maîtresse et j'enfile celui de maman. La porte s'ouvre. Un sourire, des câlins, un bisou de l'homme. En général, c'est ce moment là précisément qui détermine le reste de la soirée. Je sais que les deux heures qui vont suivre seront dures si fils et père sont fatigués. Je le vois sur leur visage. 

Le repas est en cours de préparation, Camille est déjà en train de grimper sur sa chaise. "à manger, à manger, à pâte, à pâtes!". Je nous sers un apéritif. Il fait clair dans le salon à cette-heure là. Ce qui suit n'est pas original, toutes les mamans le font tous les soirs: le bain, le pyjama et le petit temps lecture, le bibi et un petit garçon souvent épuisé qui pleurniche quelques secondes avant de sombrer.


(...)

22h30, je commence à fatiguer, il est déjà bien tard, je ne suis plus bonne à rien. Mon livre de chevet et mon lit m'appellent. Je termine le troisième volet d'une trilogie familiale québécoise écrite par Marie Laberge. C'est un véritable bonheur de lire quelques pages avant de sombrer moi-aussi dans un sommeil profond: Montréal, les années 40 puis 50, Florent, Adélaïde, Nic... je me sens aussi proche de ces personnages que de vrais amis. L'homme est transformé en geek dans le canapé... je l'appelle dans le vide avant d'éteindre. Et je fais semblant d'être fâchée quand il arrive 10 minutes plus tard. 


Ce sont les moments de septembre que je veux garder en mémoire. Et vous? Quels sont vos moments?


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* Camille ne se réveille quasiment plus la nuit, il pleure très rarement, merci aux copines mamans qui m'ont convaincue de lui expliquer que la nuit ... ben... c'est pour dormir!









14 sept. 2014

Mes premiers pas de maîtresse.

Mes premiers pas de maîtresse ne se font pas sans heurts, vous vous doutez bien qu'on ne rentre pas dans le métier d'un coup de baguette magique! Je suis la décharge de deux directeurs d'école. J'ai donc le grand plaisir de voir deux classes bien différentes chaque semaine. 12 heures par semaine. 

Un petit bilan de ce premier contact.

Dans l'ensemble, j'ai été bien accueillie par les deux équipes, certains collègues sont plus avenants que d'autres, les deux directeurs sont des opposés. Je m'adapte. Mais j'avoue me sentir mieux et plus encadrée dans une école que dans l'autre. 

Avec les élèves, je suis... autoritaire...je ne l'aurais pas crû! Je me voyais plus douce que ça. Mais force est de constater que ces 22 + 19 petites têtes blondes me testent (pas tous!) et je dois donc faire preuve de fermeté.

"Non, je ne te laisserai pas me répondre. Tu as le droit de t'exprimer mais tu me parles convenablement, tu lèves la main.

Non, je ne te laisserai pas pousser ton copain pendant la course d'endurance. C'est bête et dangereux, donc, tu ne cours plus, c'est dommage mais je ne vais pas risquer que tu blesses quelqu'un.

Non, je ne te laisserai pas rentrer de récréation en hurlant, on va se calmer d'abord et ensuite on se mettra au travail dans une ambiance calme."

Pppfffiiiou!

Le temps qu'on semble perdre à dire, expliquer, reprendre... c'est DINGUE!

Je sais que c'est du temps gagné pour la suite mais le début qu'est-ce que c'est LONG à mettre en place!

Mis à part les tonnes de boulot qu'on nous demande de faire (ça c'est vraiment la partie chiante excusez), je me questionne beaucoup sur ce que je souhaite donner à ces enfants, sur le rapport au savoir. Suis-je la seule détentrice de ce petit pouvoir? Non, je ne crois pas... Peuvent-ils m'apprendre quelque chose? Oui, j'en suis sûre. 

Une leçon de géométrie ça peut être drôlement chouette si on leur demande de participer! Et faire des sciences en groupe coopératif c'est passionnant, plus que d'écouter un monologue de prof qui crache ses connaissances. Mais à un moment donné... pression institutionnelle oblige, la trace écrite, elle doit être visible par eux, par moi, par les parents. 

Oui, mais voilà, en pratique, pour un jeune professeur, ce n'est vraiment pas du tout rassurant de laisser "vivre" sa classe... Parce que 20 gamins qui travaillent en groupe, c'est pas très silencieux et ça part en vrille assez facilement ALORS ... faut leur donner des consignes HYPER claires et faire ça très lentement... Et peut-être qu'alors ils apprendront quelque chose (sur les séismes par exemple!).

Mes cours sont tout préparés mais je dois parfois improviser car ils ne correspondent pas aux réponses attendues. Je change, je tâtonne, je réfléchis. Mais à la fin de la journée... quand je vois ce que j'étais censée faire et le résultat, je me dis que j'ai loupé quelque chose. Pas grave. Relativisons, c'est ma formation, je vais forcément me planter.

Du côté des cours, il y a des choses très intéressantes qui se passent. Un cours d'art visuel où nous décortiquons l'évolution des dessins d'enfants. Passionnant! J'ai presque eu envie de commencer à peindre!

Bon, tout ça ne fait que commencer mais je vois déjà l'ampleur de la tâche... j'avoue que parfois j'ai un peur de ce qui m'attend mais je suis aussi très sereine, je me sens calme... je ne me sens pas dans l'urgence. Ce mot formation veut bien dire que nous sommes des êtres, des professeurs en devenir.

30 août 2014

News from the north: notre rentrée

Des nouvelles de Camille

Depuis lundi, ça y est, Camille est retourné en crèche. Il est chez les grands, à l'étage. Il a retrouvé la joyeuse troupe: les petits coquins de son âge avec qui il vide les placards et il se cache dans le jardin! Il y va 5 jours par semaine à présent (l'an dernier 4 jours) et le dernier jour a été difficile, il ne voulait quitter aucun de ses deux doudous. Papa a dû revenir du boulot pour rapporter le doudou "maison" qui était dans la voiture.

Il a désormais un lit de moyen pour la sieste là-bas mais pas encore à la maison. On y pense pour avant Noël mais rien ne presse. 

Un bel espace avec un parcours moteur qu'on ne voit pas derrière et une pièce avec piscine à balles


Je dois dire que même si j'ai été heureuse cette semaine de retrouver les bancs de l'école, il m'a manqué cette semaine. Les soirées passent très vite et on est tous bien crevés. 




Des nouvelles de ma rentrée de maîtresse

De mon côté, j'ai fait la semaine d'accueil de Professeurs des Écoles Stagiaires (PES), réunions et ateliers à l'ESPE et rencontre avec le directeur d'une des deux écoles qui va m'accueillir, rencontre aussi avec l'inspecteur de circonscription et les conseillères pédagogiques, nos tutrices. 

Parce que bon... je suis professeurs des écoles soit, mais je suis surtout en formation. Le métier s'apprend tout au long de vie et ce sont les trois premières années qui sont les plus charnières. A la fin de cette année  scolaire 2014-2015, il sera décidé de ma titularisation ou pas (elle peut être repoussée, et on peut aussi être renvoyé de l'EN).

Mon emploi du temps: 

Les lundis, mardis et un mercredis sur deux: je serai maîtresse de CM2 dans deux écoles d'une ville de 10 000 habitants au sud de Lille (environ 30 minutes de trajet).

8h30-11h30 13h-15h (mardi) ou 16h30 (lundi) pour les écoles.

Les jeudis et vendredi: je serai en formation à l'ESPE et j'aurai des cours, des ateliers mais nous n'avons pas encore la maquette des cours.

Ça commence le premier septembre.

En voyant les heures, le commun des mortels aurait tendance à penser que c'est peu mais je suis déjà en train de me traîner sous la table pour préparer les programmations, progressions et fiches de préparation dans chaque matière (jusqu'à présent: Géométrie, Production d'Ecrits, Anglais, Sciences et EPS). Mais ça ce n'est rien comparé à l'intégration des règles de chaque école, la gestion des élèves, l'autorité à tenir, le rôle avec les parents, les conseils d'école, de cycles, l'organisation de la classe, le matériel. 

On a beau préparer des cours sans fausse note (et c'est loin d'être le cas), les imprévus arrivent en permanence et il faut savoir composer et surtout montrer son autorité. 

Plein de petites choses qui me rendent nerveuse (et ne me dites pas que j'ai l'habitude car je suis prof de FLE depuis tant d'année, c'est un métier complètement différent).


Fini les transports

La bonne nouvelle c'est que j'ai dorénavant une petite voiture qui va me donner une plus grande liberté. Je suis à 15 minutes de l'ESPE et 20 minutes de la crèche. Les deux écoles sont plus loin mais je ne pense pas  être dans les embouteillages du matin ni du soir (je pars toujours très tôt).

Je ne sais pas si je serai très active au blog les premiers temps.


Les copines - les messages 

Je voulais passer quelques messages tout particuliers à :

Maman Mymou qui vient d'emménager à Dubaï et lui dire que même si je ne suis pas très prolixe dans le futur, je ne louperai pas une miette des ses aventures. Que je suis là pour elle.

Kaellie et Magic citrouille avec les gros bidons qui vont bientôt laisser place à de bien jolis bébés.

Mon amie Ashley qui accouchera de son deuxième fils très bientôt.

Mon amie en Australie L. qui va aussi accoucher d'ici peu. Merci pour les photos, le récit de ta grossesse.

Ma cousine qui voit son fils en couveuse (né à 33SA) et qui est bien courageuse. Bienvenu Naël.

Mes chers amis de Taiwan: Arnaud et Patricia qui viennent d'avoir une bien jolie petite fille.

Anne du blog dix pieds sur terre qui vient de s'installer à Shanghaï avec mari et enfants.


et à ma famille: ma mère qui a beaucoup travaillé ce mois d'août et mon frère et ma belle-soeur qui viennent de terminer leur Master d'histoire et d'archi. Félicitations à eux! On se voit dans quelques semaines pour les deux ans de Camille.


25 août 2014

Quelques jours au Touquet


Un dernier week-end aux airs de vacances, un tout dernier avant la rentrée: nous sommes partis au Touquet ces trois derniers jours. Quelle chance d'avoir eu un soleil magnifique même s'il soufflait un peu en bord de mer! 

Au départ de Lille, vendredi midi, il pleuvait, c'était gris! Bof! Nous sommes arrivés deux heures plus tard et nous avons fait notre première balade à poussette jusqu'à la mer, première pause bière / crêpe au sucre.

Pas bêtes, nous avons fait le trajet en voiture pendant l'heure de la sieste du petit poulet. A notre arrivée, il était donc en pleine forme pour courir partout, toucher les enjoliveurs des voitures, les vélos, les chiens, les chats, les murs, le par terre, le poteau-là à droite, et celui-là à gauche aussi et puis re-courir!!!



Fin d'après-midi sur le sable, le soleil du nord en août qui réchauffe un peu mais qui reste discret. Point de crème solaire. La petite veste s'imposait même. Mais tout de même, un délice de voir la mer! La mer me manque, il faudra revivre près de la mer un jour prochain! 

Évidemment, Camille s'en est donné à cœur joie (j'adore cette expression!)

Bonjour, je bave de plaisir


Nous avons logé chez le même ami que la dernière fois (en novembre dernier), toujours très agréable cette petite résidence qui borde un lac artificiel tout près des dunes. Les canards étaient au RDV et Camille a répété " KA LA" en boucle toute la matinée jusqu'à ce qu'on aille leur donner du pain.




 Levé à 8 heures et demi, quelques dessins-animés, un petit déjeuner et un bain plus tard... nous allons nourrir les canards et faire de la voiture, une belle matinée!




Le Touquet c'est vraiment très beau comme petite ville (4600 habitants) mais c'est aussi vraiment très riche, ça se ressent très fort et ça ne met pas forcément à l'aise. Les prix sont indécents et les gens (pas tous! le marchant de jouets étaient très sympa) sont un peu froids (voire désagréables, en trois jours, j'ai eu plusieurs beaux spécimens... aussi aimables que des portes de prison!).

La population est très âgée* (les tablées de seniors c'est du jamais vu!), ça manque un peu de dynamisme de jeunes, mais pour les familles c'est très agréable (sauf le manège à 3 euros le tour!)**

Pour moi; c'est un autre monde. J'apprécie de visiter le lieu mais je n'appartiens pas à cette catégorie de personnes. Je m'y sens en décalée, j'ai presque honte de porter des Converses et de me balader sans maquillage. Née de deux parents ouvriers et future prof, on ne se refait pas.


Vers la place du marché, en revenant de la mer.

Une rue tout près de la Mairie
L'hôtel Westminster


Une bière en terrasse

Camille endormi dans sa poussette, une première! Il nous avait fait courir juste avant, j'étais à deux doigts de l'étrangler... heureusement, papa et son calme légendaire l'a calmé (et le doudou aussi!). Le pauvre était tout décalé et avait boudé son repas de midi (donc intenable!), c'est toujours difficile d'aligner son rythme sur celui des autres avec un enfant. Et parfois, ça me gâche le plaisir de devoir penser au bien-être de Camille sans froisser mes amis, mes hôtes. 

Pendant ces vacances d'été, on aura vraiment pris conscience que les vrais moments de détente, c'est lorsque nous sommes tous les trois et que nous suivons notre rythme (ou lorsque ma mère est là :)


Non, ce n'est pas un château, c'est la mairie!




Nous sommes arrivés à Lille en milieu d'après-midi avec un temps mitigé, demain, c'est la rentrée de Camille à la crèche chez les grands et pour moi, ce sera après-demain à L'université Lille 2. J'ai un peu du mal à me remettre dans le bain (déjà 2 mois de vacances!) mais le mail du directeur de l'école où je suis affectée m'a fait un petit électrochoc puisque je vais être en charge de CM2. Gros challenge! On en reparle à la fin de cette semaine d'accueil.

Autre bonne nouvelle, je fais cette semaine l'acquisition de ma voiture personnelle! Je n'en avais pas eu  à moi depuis... 10 ans! 

Les dunes
Une belle destination donc où nous retournerons sans doute, mais la côte d'Opale est vaste, et j'espère bien que nous y découvrirons d'autres coins sympathiques!

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Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (40,2 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %). La population est principalement composée de retraités (44,7 %) et de personnes n’exerçant pas une activité professionnelle (16,1 %). Source Wikipedia.

** Aberrant, une honte! 

16 août 2014

Mon homme à moi

Pacific Cost Highway en Californie

Les voyages d'affaires ont repris: l'Allemagne ce mois-ci, Shanghaï et Singapour le mois prochain et un passage à Dubaï en octobre. Mon homme s'éclate dans son boulot, ce n'est pas nouveau. Je l'envie très souvent parfois de pouvoir s'échapper du quotidien. 

Même si le rythme est crevant (les rdv s'enchaînent, les repas d'affaires s'éternisent) il en revient requinqué mentalement! Ça nous fait du bien à tous! Il a des tas de choses à nous raconter et toujours un petit quelque chose dans sa valise à son retour (une théière, du chocolat, une peluche, du thé...). C'est un homme ambitieux mais humble, il veut découvrir le monde et j'espère bien qu'on pourra voir un bout avec lui très vite.

C'était moi la voyageuse au départ, c'était moi l'étudiante en LEA anglais-chinois qui voulait partir en Chine et visiter toute l'Asie. Lui, en sociologie puis science-po, était plus tranquille mais curieux: la Chine pourquoi pas? 

San Francisco 


En quelques années, il a perfectionné son anglais et appris le chinois à un niveau plus que convenable. Il a trouvé sa voix dans les jeux vidéos, dans le business développement. Je le lui rappelle quand il est exténué et qu'il se plaint de certaines choses au boulot, je lui dis que son parcours est unique et qu'il a un profil particulier, un poste intéressant. Ce n'est pas donné à tout le monde, c'est une grande chance même s'il s'est bougé les fesses pour avoir tout ça.


Je suis très fière de lui.


Il me dit souvent que le monde est vaste et qu'il ne compte pas rester à Lille toute sa vie... Ça, ça veut dire: " Femme prépare-toi, les déménagements sont loin d'être terminés!"


Los Angeles


Mais pour le moment, je sais que nous sommes posés, Camille ira à l'école l'année prochaine, je suis très heureuse qu'il commence sa scolarité en France. J'espère aussi que je pourrai avoir un deuxième enfant ici en France, être suivi par des docteurs français. Après une première grossesse de deux trimestres au lieu de trois, j'espère bien finir comme une grosse baleine la prochaine fois, je veux vivre les dernières semaines dont beaucoup de femmes se passeraient bien.


Novembre 2013 au Touquet (Camille 13 mois)


Les voyages commencent sérieusement à me manquer, alors, il se pourrait qu'il nous emmène quelque part... mais c'est encore en projet, on attend, on croise les doigts pour que les dates s'accordent, celles de son voyage et de mes vacances scolaires. Je dois avouer que j'ai du mal à penser à autre chose.

Pour l'heure, nous nous accorderons 4 petits jours au Touquet la semaine prochaine en cette fin d'août, mois qui n'est vraiment pas glorieux niveau temps.




Père et fils regardent le match de foot en prenant l'apéro (hum...)

Je ne peux pas vous dire grand chose au sujet de ma future rentrée car mois d'août veut dire personne pour vous donner une réponse, PERSONNE ne répond aux mails, au téléphone. Ce côté-là de la France m'a toujours agacée. Le pays s'arrête de respirer un mois entier et ceux qui ne sont pas en vacances, qui comme moi, sont en train d'acheter une voiture, ou de contracter une assurance et bien dans l'os, ils attendent. Rien ne bouge, c'est l'immobilisme, ça me rend marteau. (ça se sent que je suis remontée?)




L'homme est donc rentré de voyage hier soir, nous sommes allés le chercher à 20 heures à la gare et c'est tout heureux que Camille a couru vers lui. Trop mignon!

Ces 4 jours, que Camille et moi nous étions en tête à tête! De grands moments mère-fils, intenses, mais aussi des passages plus difficiles où j'avais véritablement besoin de parler à des adultes, où j'en avais marre de me lever la nuit (trois / quatre fois!) et d'être debout à 7 heures. 

Notre pique-nique du goûter au parc du Septentrion il y a deux jours


Camille m'étonne chaque jour par la nouveauté du vocabulaire et l'aisance de l'imitation! Je l'aime à la folie ce petit bonhomme. J'écrirai un autre article pour parler des ses 22 mois.


Je vous laisse, il est déjà bien tard, mon homme est endormie à côté de moi sur le canapé devant la rediffusion de "C dans l'air" sur la météo pourrie du mois d'août. Camille nous a fait un cirque jusqu'à 22 heures, ce qui m'a bien fatiguée. Il était sûrement très excité de voir son papa rentrer à la maison!

Papa!!!