4 août 2016

Séjour à la maternité et premiers jours de vie.

Aujourd'hui, Ulysse a trois semaines de vie. Depuis mon dernier post, la vie s'accélère... le fameux tourbillon des premières semaines après la naissance. Pourtant, je me sens bien moins dépassée que pour mon Camille. L'arrivée d'Ulysse est un grand chamboulement pour l'organisation à quatre mais il s'est glissé dans notre vie comme un petit poisson dans l'eau: tranquillement et sûrement. Les premiers temps, il a surtout beaucoup dormi et tété comme un champion. Depuis quelques jours, les moments d'éveil sont plus longs. Il est plutôt tranquille ce bébé pour le moment. On ne se souvient pas de tant d'apaisement pour Camille qui était très vif même avec son tout petit poids de préma et son début difficile, je crois qu'il y a en lui, une force de guerrier. 

De la même façon, nous ne sommes pas les mêmes parents que lorsque Camille est né. Camille a fait de nous des parents, Ulysse fait de nous une famille.




Le séjour à la maternité a été très serein, quasiment aucune visite, ce qui m'a permis de me reposer comme il se doit et de gérer les premières douleurs post-accouchement sans me soucier de voir arriver des gens proches qui m'auraient vu titubant en culotte de résille (super glamour donc!) et occasionnellement les nénés à l'air.

J'ai eu des douleurs malgré cet accouchement tout en douceur. Les fameuses tranchées ne m'ont pas épargnées pendant les premières tétées. Mon utérus très contractile m'a fait vriller le cerveau! Des contractions aussi douloureuses que pendant le travail mais sans péridurale cette fois. Hum... c'était fun! Je me suis shootée aux anti-douleurs et j'ai passé ma vie avec un pain de glace sur le bas ventre.



Après la naissance, vers 15h30, après les deux heures de peau à peau dans la salle d'accouchement, ils nous ont amenés à la chambre, au troisième étage dans l'unité kangourou (celle des bébés de petits poids où les mamans n'ont pas eu un accouchement difficile). Mon séjour à la maternité a duré 3 jours. J'ai beaucoup dormi et j'ai découvert mon bébé. On a commencé tout doucement à le faire téter et j'ai aussi exprimer un peu de lait pour en avoir un peu d'avance au cas où le sein serait difficile à prendre ( que je lui donnais avec la pipette). 



Les matins, j'avais des visites médicales: pédiatre, puéricultrice, auxiliaire puéricultrice... ça s'enchaîne pas mal, c'est difficile de se reposer finalement ( aller-retour des femmes de ménages et des dames qui apportent les repas, porte qui s'ouvre un peu trop brusquement parfois). Mais bon, je dirais que dans l'ensemble, je suis tombée sur des gens très chaleureux et aux petits soins (bon, il y a toujours des gens curieux dans le lot). J'ai surtout été très bien guidée pour l'allaitement et dès que j'ai dit que je voulais l'allaiter, j'avais des personnes très compétentes autour de moi pour que tout se passe au mieux. Et ça s'est passé beaucoup plus facilement que je ne l'aurais crû! Pas sans difficultés bien sûr, faut pas rêver hein... mais on peut dire aujourd'hui, que je suis à 3 semaines d'allaitement exclusif et que bébé se porte bien, il grossit bien. Petite victoire personnelle quand même! *applause*

Illustration d'Elen Lescoat

Camille a fait connaissance avec Ulysse le lendemain de la naissance, c'était un moment très doux. Camille a été très mignon et après ces trois semaines passées à la maison, je peux dire qu'il est très heureux d'accueillir son petit frère! Même si avec nous, il n'est plus tout à fait le même (on va dire même qu'on lutte un peu sinon c'est pas drôle! Sache que parfois, je ne suis pas une maman très patiente!). Il a grandi notre petit. C'est une nouvelle phase pour lui et nous.


Promenade dans une petit forêt quelques jours avant la naissance.


Retour à la maison



Et puis, la deuxième semaine après notre retour à la maison, l'homme est parti en Chine et ma mère est venue nous chouchouter une semaine. Un vrai luxe! Camille était au centre de loisir et la maison n'a jamais été aussi rangée et propre (ma mère cette fée du logis!). J'ai pu profiter de mon bébé sans me soucier de quoi que ce soit... moi je vous le dis, et je le clame haut et fort: ça devrait être comme ça pendant un bon mois pour les jeunes mamans! Rester chez soi au calme et se faire chouchouter, ne rien faire, se reposer, bien manger, bien boire et s'occuper de son bébé. Il y aurait sûrement beaucoup moins de baby blues dans ce pays...

Goûter avec mamie à l'heure de... dîner!



Mamie patate





Bref...
Merci maman de t'être aussi bien occupé de nous tous ! :D 


Et voilà, mamie reprend le train et l'homme revient de Chine. Les nuits et les journées tétées s'enchaînent. C'est parfois le vrai bazar dans la maison et ça me lasse un peu cette "contrainte" de tâches ménagères. Ce n'est pas vraiment s'occuper d'un bébé qui fatigue, c'est tout le reste, ce quotidien parfois agréable et sécurisant mais d'autres fois franchement ennuyeux et usant.


Le mois d'août commence un peu stressant avec un déplacement pour papa qui va me laisser gérer mes deux garçons pour la première fois pendant trois jours et deux nuits. J'ai un peu peur... surtout des soirées où Camille a besoin de beaucoup d'attention et où Ulysse aura juste besoin de téter longtemps...! Mais comment faites-vous les mères???

Anyway, à la fin de ce mois, nous pourrons souffler dans le sud... premier voyage à quatre! Il me tarde! J'ai fait une sacré tartine et j'entends déjà des petits pleurs de bébé qui veut un câlin!

A bientôt!

27 juil. 2016

Et ce fut comme s'il avait toujours été là...

Comme je l'avais dit dans le précédent post, notre petit deuxième s'est déjà fait connaître. Belle surprise du mois de juillet! Mon bébé d'été! Mon bébé feu d'artifice!

Remontons un peu dans le temps.

Seulement deux jours avant d'accoucher, je me félicitais d'être arrivée aux sacro-saintes 37 SA. Ma petite revanche sur la première grossesse, ma réconciliation avec ce ventre, ce corps qui m'avait fait un sale coup la première fois. Houra Youpi Yeah! Je suis dans le tout dernier mois de grossesse et tout va bien!

Voilà ce que je me disais le 12 juillet au soir en m'ennuyant un peu sur mon canapé ne trouvant rien à regarder de potable sur Netflix. Mais alors que je me grattais partout de façon plutôt énergique... je commençais à m'inquiéter sur mon forum de maman du mois d'août... 

" Ça me démange un peu partout... "
" Heu... tu devrais faire attention, au troisième trimestre c'est un motif de consultation!"
" Mais il est déjà tard quand même, je vais pas me pointer aux urgences à plus de 23 heures parce que je me gratte?"
" Appelle au moins, tu seras fixée."

Donc me voilà, en train d'appeler les urgences de la maternité tout en feuilletant mon livre de grossesse. Le verdict tombe, ça pourrait être une cholestase gravidique (dysfonctionnement du foie de maman) qui est relativement grave puisque ça peut entraîner petit 1: un accouchement prématuré, petit 2: une mort in-utero.

Hum hum! ( ne pas paniquer, ne pas paniquer!)

C'est comme ça que je me suis retrouvée aux urgences à minuit. Après une première prise de sang et un monitoring, je m'assoupie un peu. La sage-femme me fait rentrer chez moi et me prévient que si les résultats sont élevés, je devrais revenir le lendemain matin faire une autre PDS à jeun (le lendemain étant dans 4 heures puisque qu'il était déjà 3 heures du matin!). Moi très confiante, je me dis que ce doit être juste un problème de peau sèche et que tout ira bien.

Ah ah ah! Que nenni!

Je suis donc rentrée chez moi dormir 3 heures et je suis revenue aux urgences et là... la sentence! J'ai bien une cholestase gravidique, je vais donc rester en pathologie 48 heures sous surveillance avec un traitement. Très confiante, je pense que je rentrerai chez moi très vite une fois que le traitement fera effet. 

Mon optimisme me perdra les amis! :D 



Hospitalisation

Me voilà donc hospitalisée pour deux jours. Tranquille. Je prends mon mal en patience. En fait, je suis plutôt bien là, on s'occupe de moi, je lis mon magazine, je m'endors très tôt car la nuit d'avant n'a pas été longue. Nous sommes le 13 juillet au soir.


En pleine nuit, vers 4 heures, je sens quelque chose de très familier... Je me lève et je vais aux toilettes en me demandant si c'est bien ce que je crois. Une nouvelle vague familière.


"Oh, punaise! Je perds les eaux!"

A ce moment-là, une grande excitation m'envahit: " Bon, je crois que je ne rentrerai pas chez moi dans deux jours! C'est le moment !"



A partir de là, j'étais vraiment très excitée et un peu stressée aussi car je devais prévenir l'homme pour qu'il s'organise pour faire garder le grand frère et qu'il me rejoigne le plus vite possible.


Les premières heures, je sentais de faibles contractions. Au petit matin, le monitoring affichait de belles contractions toutes les 5 minutes mais je gérais très bien la douleur. C'était encore léger.


Vers 9 heures 30, l'homme était enfin là et je commençais sérieusement à avoir mal: respiration de yoga et concentration maximale. La sage-femme ne m'avait pas encore examinée, je n'avais donc pas une idée de l'ouverture du col. Un peu impatiente, je lui demandais de m’ausculter assez rapidement. Et là, soulagée, c'était assez ouvert pour passer en salle d'accouchement pour la péridurale. 


10h30: arrivée dans la salle d'accouchement.

Le temps qu'on me change de service, qu'on m'emmène dans la salle et que l'anesthésiste arrive fut interminable! Les contractions venaient de passer à un niveau supérieur. C'était intense et ça s'accélérait. Je commençais à me recentrer dans ma bulle, j'étais incapable de penser ou de parler. Je ne comprenais rien à ce qui se passait autour de moi. En ayant déjà perdu les eaux, je sentais les contractions comme de grosses décharges électriques dans le bassin accompagnées de très fortes douleur de règle, ce moment avant la péridurale a été le plus douloureux. C'est celui qu'on redoute le plus car si on cède à la panique, c'est terminé.

11 heures: la péridurale.

La pose de la péridurale a été le moment le plus dur de tout cet accouchement car j'avais des contractions toutes les deux minutes sans répit, je devais constamment faire arrêter l'anesthésiste dans son mouvement. L'équipe m'encourageait, ils ont tous été très sympas et chaleureux, je me suis vraiment sentie soutenue et ça fait vraiment toute la différence. Je ne sais si j'aurais tenue sans ça. 

Et puis, ça y est, c'était posé... Enfin...

J'avais ma bipette pour contrôler cette douleur insensée et indomptable! Il a bien fallu 25 minutes pour que je me sente totalement relaxée (et engourdie des fesses!), puis je me suis assoupie, épuisée, pendant 1 heure.

C'est le moment qui m'a le plus marquée. La salle était calme et baignée de soleil, nous étions seuls l'homme et moi, tranquilles... en repos... le plus dur était passé.  J'avais le sentiment de vivre l'accouchement que je voulais, je me sentais vraiment bien malgré les fesses engourdies lol

La sage-femme (Laureen) qui allait m'accoucher était jeune et dynamique, elle m'a tout de suite inspirée confiance. Comme un vrai coach sportif, elle me disait que je gérais très bien la douleur, que je faisais du bon boulot. J'ai eu beaucoup de chance d'être si bien accompagnée dans ces dernières heures.

Vers midi, elle m'ausculte à nouveau et me dit que le col est déjà à 7. 

Dans environ une heure, on pourra pousser.

La dernière heure, j'étais bien dans le gaz mais éveillée, ça y est, j'y étais, mes derniers instants avant d'accoucher et de rencontrer mon bébé. Je me sentais très sereine et forte. Apaisée par le calme qui régnait.

Puis, vint la poussée. Il a fallu que je me rappelle des cours de prep, j'ai commencé à être trop dans ma tête alors que ça devait être instinctif, j'étais nerveuse. C'était beaucoup plus dur que je ne m'en souvenais.

15 minutes de poussée. Avant on était trois.

15 minutes de marathon. C'était assez fun quand j'y repense, l'homme me donnait du jus de pomme et la sage-femme m'encourageait! Moi j'avais toujours les fesses engourdie!

15 minutes. Après nous serons quatre.



Et puis, le moment est arrivé. 

" Stop, ne poussez plus! Attrapez-le! "




Magique, éclatant, délirant. 

Un des moment de joie les plus puissants de la vie d'une femme, d'un homme. Un moment hors du temps où l'on voit, où l'on attrape pour la première fois son enfant. Ce petit être visqueux et gluant. Comment a t-on réussi à faire ça? à créer ce petit bout de vie? Quelle est cette grande force qui nous pousse à l'aimer si fort à cette même seconde?

Il arrive sur moi, il est fatigué et un peu bleu. Alors, ils le prennent dans la salle à côté. Je le vois être frotté et manipulé. Le teint devient rosé, il pleure. Papa est tout à côté, ému.

Enfin, mon bébé revient et je fais enfin sa connaissance, il pleure mais je sens cette force tranquille. Ma force tranquille. Ce bébé m'apaise. Je me sens bien, tout devient plus clair, il est tout contre moi, ce moment qu'on m'avait volé pour mon Camille. Ce moment-là était sûrement le plus intense et joyeux de ma vie.

Sereine, j'ai été pendant cette grossesse. Sereine, j'accueille ce nouveau membre de la famille.


Deux heures de peau à peau.


Mon petit, tu commences ta vie dans les nénés de maman, je crois qu'il n'y a pas meilleur endroit au moment, profite! 





Ulysse, 14 juillet 2016, 13h35.

Tu as toujours été là, tu es une évidence, tu es notre petit dernier et nous t'aimons déjà si fort...






26 juil. 2016

Le mois de juin ... très en retard (dernier trimestre de grossesse)

Le temps file... Au début du mois de juillet, j'avais commencé à écrire un article assez long sur le mois de juin. Article que je n'ai jamais fini ... mais que je vais mettre ici tel quel car depuis il s'est passé une chose plus importante que toutes les autres.

Un nouveau membre de la famille est arrivé! Avec un mois d'avance, notre bébé étoile est enfin là! Avant de vous raconter ce deuxième accouchement, je vais finir sur le mois de juin.


En juin

Je pensais vraiment qu'avec mon congé anticipé de maternité j'aurais eu plus de temps pour bloguer mais faut croire que mon planning ne l'a pas entendu de la même manière! 


Le troisième trimestre de grossesse

Je suis en arrêt de travail depuis fin mai, mais je suis restée très active pendant ce mois de juin. J'ai enfin eu la grande joie de connaître l'échographie du 3ème trimestre avec mon homme. Tout allait très bien, un bébé estimé à 1700 grammes (2.8 à terme). Quand je pense que Camille était en soins intensifs depuis plus de 3 semaines quand il faisait ce poids. Je peux nettement m'imaginer ce petit bébé gigoter dans mon bidon. He he! Sereine j'ai commencé cette grossesse, sereine je resterai donc jusqu'à la fin!

J'ai fini mes cours de préparation à l'accouchement: gestion de la douleur, accouchement, séjour à la maternité, efforts de poussée et alimentation du bébé.

Des cours très intimistes et intéressants qui m'ont permis de prendre un temps "spécial" pour ce deuxième bébé. Un temps rien que pour lui. J'y ai appris des appris des tas de choses et ça m'a aussi bien reboostée pour l'allaitement qui s'était quand même bien éloigné de mon idéal. Donc c'est décidé! On va retenter l'affaire! Sans pression! Mais en connaissance de certaines "difficultés". J'ai pris mes notes, je vais pas me laisser faire, non mais! A l'attaque du néné!!

Je suis aussi passée à la maternité où je vais accoucher pour une visite virtuelle. Oui, c'est dommage de ne pas pouvoir visiter les locaux en vrai mais c'est une maternité de niveau 3 qui fait 15/20 accouchements par jour. Alors, on s'adapte! L'avantage, c'est que j'avais déjà accompagné une amie pour des contractions l'an dernier et que je connais un peu. Du moins jusqu'à la salle de pré-travail!


Une assistante maternelle pour mon bébé

J'ai aussi commencé à chercher une garde pour mon bébé et après avoir visité une MAM où les dames étaient très gentilles certes... mais où je ne voyais pas évoluer un bébé dans la philosophie qui est la mienne, je me suis tournée vers une assistante maternelle qui m'a complètement bouleversée! Son profil était trop en phase avec ce que je recherche pour qu'elle soit encore libre mais après un premier contact téléphonique, nous nous sommes rencontrées et je me suis sentie "bien", "en confiance" avec elle. 

Parmi les petites choses qui m'ont beaucoup plu: la formation Montessori 0-3 ans, la langage des signes avec bébé, la motricité libre et j'en passe! Hourra! Mon fils ne va pas passer ses journées dans un transat ou un lit à barreaux! Il va goûter à la liberté! 

Cette garde doit débuter en novembre. Ça me peine de devoir reprendre le travail si vite mais je n'ai pas le choix. Le congé parental serait un trop gros trou dans le budget familial. 

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Voilà, c'est à peu près tout ce que j'ai écrit au début du mois mais nous avons aussi eu de la visite de la famille paternelle de l'homme et c'était très sympa, on a repeint les chambres d'enfant. J'ai langui ce mois de préparation! Et je n'ai pas été déçue! Mais c'est passé très vite.

Du côté de l'homme et du fils

Énorme étape pour mon homme qui a commencé son activité pro, il est dorénavant consultant en business international dans les jeux vidéos (ça fait rêver les hommes de 30 ans!) et malgré la grande dose de stress des premières semaines. Je sens qu'il commence à se détendre. Ouf! Non, mais franchement, un homme sous pression c'est costaud à gérer! 

Bon, je ne peux pas continuer car un petit bébé commence à s'agiter dans le petit couffin en osier... et je vous raconte l'accouchement de ce bébé bonheur dans le prochain article.

A bientôt!




27 mai 2016

Bilan des trois ans après retour d'expatriation

Houlà, deux mois déjà que je n'ai pas écrit ici! Ça devient une habitude de donner des nouvelles au compte-gouttes! Il est loin le temps où je pouvais écrire 5/6 post par mois. 

Notre printemps 2016

- Du côté de la grossesse

La dernière bonne nouvelle que je vous avais donnée était que Camille allait avoir un petit frère. De ce côté-ci, tout va bien depuis ces deux mois. Les RDV se sont un peu enchaînés avec moins de stress que le quatrième mois (risque de trisomie et dépistage prénatal blablabla). Je suis maintenant dans le 7ème mois et j'ai même atteint la fameuse date fatidique! La date d'accouchement de Camille: 29 SA+6! Je suis toujours debout, mon bébé est toujours là bien au chaud, je vais maintenant rentrer dans une phase que je n'ai jamais connue et c'est très agréable. Mon ventre s'arrondit et même pointe très fortement. Le reste n'a pas bougé. Mon corps refuse de prendre un gramme ailleurs que sur ce ventre. Je ne me plains pas, loin de là hein... C'est mon corps voilà. 

Nous avons commencé les cours de préparation à l'accouchement dans un cabinet libéral de Lambersart qui regroupent quatre sages-femmes extras et une ostéopathe. J'avais un peu tardé à m'inscrire à ma maternité publique et c'était déjà complet. Pas grave. L'alternative libérale est franchement beaucoup plus sympa. C'est aussi l'occasion pour l'homme et moi de passer ce temps ensemble à ne parler que du petit frère, que de ce bébé car depuis le début de cette grossesse, nous n'avons pas vraiment eu de moments privilégiés à deux pour penser à bébé et préparer son arrivée. Je suis ravie et j'ai hâte de voir le mois de juin arriver avec la suite des cours: allaitement, accouchement, séjour à la maternité, écho du troisième trimestre...

La préparation que je demande est assez traditionnelle car je ne l'ai pas faite pour Camille, pas d'haptonomie ni de chant prénatal pour nous. J'ai besoin d'être entendue, de parler, de communiquer, d'écouter toutes ces choses qu'on ne m'a pas dites à Taiwan. J'ai aussi pris un cours de yoga prénatal le jeudi soir sur Lille avec un peu de sophrologie que j'aime beaucoup. 

Côté bébé, tout va bien. Son arrivée est prévu pour le 12 août mais dès la mi-juillet, je vais me sentir sur mes gardes.



Fin mars - 22 SA


- Du côté de la vie quotidienne 

Nous sommes partis à New-York pendant les vacances scolaires en avril, 8 jours. C'était fabuleux. Un voyage à deux, sans Camille qui était resté à la campagne chez sa mamie pendant 10 jours. Nous avons tous rechargé les batteries. Chacun à sa façon. Je ne sais pas comment résumer ce voyage dans une des villes les plus exaltantes du monde! C'était ma première fois sur le sol américain! Un pays que j'aimerais beaucoup visiter plus en profondeur quand les enfants seront plus grands: peut-être un road-trip comme celui qu'on fait nos amis de Millau et qui m'a fait tant rêver. Un camping-car, deux enfants et 5 mois de vadrouille de la Floride au Canada! Quelle grande aventure!

Brooklyn

La vue depuis le Rockfeller Center




La grossesse nous a pas mal freinés dans nos balades sur Manhattan mais tranquillement nous nous sommes imprégnés de cette ville, de quelques quartiers inratables ( Brooklyn, le Queens...), de ses musées ( Le MET, le Musée d'Histoire Naturelle) si riches qu'ils en faisaient perdre la tête! C'était un beau voyage d'amoureux, un bon break, une sensation de liberté totale que nous allons avoir du mal à retrouver dans les années à venir.

Camille chez mamie à la campagne héraultaise, que du bonheur pendant 10 jours!

Première fois où Camille a passé tant de temps sans papa ni maman! Aucun problème!


L'école a repris fin avril et j'ai retrouvé mes élèves et mes super collègues. Au début plutôt en forme mais très vite j'ai commencé à sentir mes limites. L'homme est parti plusieurs fois et j'ai enchaîné les journées de boulot et la maison avec la gestion du 3 ans et demi et du bidon... un peu trop d'un coup. J'ai tenu presque 5 semaines avant d'être en arrêt. Je suis donc officiellement en repos à la maison depuis une semaine. Je peux me reposer et faire un peu de rangement, préparer la chambre et m'occuper de Camille sans être totalement épuisée. Je ne sais pas si cette grossesse est la dernière, j'en profite donc un peu de ce temps qui m'a été volé pour la grossesse de Camille. 



- Du côté de l'homme

Comme je le disais, mon homme enchaîne les voyages d'affaires, ce qui a rendu les semaines d'avril-mai assez difficiles pour Camille et moi. C'est une phase intense pour lui qui est en train de changer de statut: le voilà indépendant. Toujours dans sa branche mais il est dorénavant à la maison et bosse avec plusieurs clients français et belges. Il continue ses missions en Chine, au Brésil, en Allemagne, aux États-Unis. C'est un travail de dingue qui nous permet d'avoir une vie extrêmement agréable et privilégiée. Il faut quand même prendre son mal en patience lorsqu'il part plusieurs jours ou lorsque le travail prend le dessus sur la vie de famille... se dire que c'est un mal nécessaire, se dire que c'est une phase... pas toujours facile.

Papa et fils font une cabane dans le parc du château du Vert Bois à Bondue (avril 2016)



- Du côté du nord

Alors, on bouge ou pas cette année?

Le bilan des trois ans a sonné! 

Voilà, mai 2013-mai 2016: nous sommes en France depuis 3 ans. Et c'est vraiment le temps qu'il nous a fallu pour nous détendre (j'ai l'impression que je dis ça depuis 1 an et demi lol). Il était encore prévu de repartir il y a quelques mois, en Chine ou au Canada, peut-être même aux États-Unis. Mais l'année 2016 a apporté des changements différents: une nouvelle grossesse et un changement d'activité pro pour l'homme. L'envie de nous poser plus longtemps ici car nous sommes arrivés dans ce charmant petit village en septembre dernier... parce qu'on se sent enfin bien avec notre "France"! L'envie de se retourner dans l'expatriation est moins présente, on le vit mieux. 

Le nord est dur à vivre l'hiver c'est évident, on n'y restera pas toute notre vie mais pour le moment, on y est bien. Je souhaite un peu de stabilité pour notre famille. Depuis le printemps, les beaux jours reviennent petit à petit, il fait toujours un peu "frais" mais on profite vraiment du jardin, des balades, de l'extérieur. Les longs week-end de mai nous ont fait partir au Touquet avec les copains, plages, apéros dans les dunes, que du bonheur! Le nord est un très joli coin de France quand on prend le temps de la connaître, mon soucis majeur c'est la grosse baisse de moral les jours de pluie, de grisailles qui sont nombreux l'hiver.

Et surtout, la maison... et le jardin! C'est un luxe que nous n'avions jamais eu! Quel changement avec les années d'avant en appartement. Camille est heureux dans son petit village, il fait ses promenades en trottinette avec maman gros bidon.

Balade matinale - mai 2016



Promenade au Touquet - mai 2016
Lille-Montpellier avec maman

Qui a dit que les plages du nord n'étaient pas sympas?

29 SA 

A bientôt pour la suite de cette grossesse et le début de l'été dans la nord!

22 mars 2016

Boys will be boys!

C'était une belle journée ce 8 mars! Une journée où je me suis levée avec mon fils et où je l'ai préparé pour aller à l'école, ce que je fais rarement en temps normal puisque je suis déjà à l'école. C'est son papa qui fait les matins. 

Ce jour-là, il faisait beau, un beau ciel, du soleil. Froid. Toujours ici. C'est le nord, ne l'oublions pas! Nous sommes fin mars et la température n'affiche pas au-dessus de 10°C le matin. Hum... M'y ferai-je un jour?  

J'ai donc emmené Camille à la petite école du village et puis j'ai pris ma voiture jusqu'à Marc-en-Baroeul où se trouve la gynécologue qui me suit depuis mon arrivée dans le nord. C'était sans compter les embouteillages du matin sur le périf de Lille, je suis arrivée juste à temps. 

J'ai un peu discuté avec la secrétaire médicale qui était très sympathique et puis c'était mon tour.

Un rapide résumé des dernières nouvelles, les résultats du DPNI (le dépistage pour la trisomie qui m'a confirmé que tout allait bien) et nous voilà déjà sur le point de faire l'écho. 

" Vous voulez savoir ce que c'est? "
" Avec grand plaisir! "

Et l'écran s'allume...

" Je vous laisse deviner!"

C'est toute pleine d'émotions que j'ai découvert l'entre-jambe de mon futur petit garçon!  Aahaha je ne pouvais pas le rater! Toute étonnée car je n'avais pas eu le temps de vraiment y songer! Et puis, quelques-unes de mes collègues me prédisaient une fille car je m'empiffre de sucré. Eh bien il faut croire que toutes ses envies qui n'étaient pas les mêmes pour mon fils n'ont rien à voir avec le sexe.

Maman de garçons :)

Je dois me faire à l'idée, c'est étrange, c'est doux, c'est surprenant. J'aime ce futur qui est en train de se dessiner dans notre vie. 

L'annonce à nos proches

Le soir, sur un banc de l'école, j'ai annoncé à Camille qu'il aurait un petit frère! Son sourire ravageur et son petit air malicieux en disait long, il était tout heureux même si je sais qu'il ne réalise pas vraiment. 

Papa l'a su au téléphone, en direct de San Francisco où il passe une semaine avant d'aller à Seattle pour ses affaires. Il va falloir sérieusement lui trouver un joli prénom à ce petit deuxième. Ce petit garçon que je vais essayer d'amener au-delà de la 29 SA (naissance de dragon n°1!) et je me dis... punaise mais je suis déjà à 20 SA, je suis à la moitié du chemin! Je profite de ce deuxième trimestre du mieux que je peux. Mon ventre s'arrondit drôlement et je sens des petits coups tous les jours qui me rappellent que l'amour ne va pas se partager...non, il va se dédoubler... seul le temps sera partagé en deux.

L'homme à San Francisco

Ce mois de mars est décidément plein d'émotions car c'est aussi le mois où ma cousine a accouché de sa première fille, Marie. Et où ma super copine de blog Mademoizelle Lattente s'est enfin réconcilié avec l'accouchement en donnant le jour à son deuxième petit garçon Koabis. Je leur souhaite tout le bonheur du monde. Je pense fort à elles et leur bébé. Une pensée aussi pour une collègue-amie qui vient de perdre son bébé à presque 5 mois de grossesse, mon coeur est lourd de cette nouvelle depuis quelques jours. Je ne sais pas vraiment comment être là pour elle, j'espère juste que les jours heureux reviendront vite dans sa vie. Fuck, life is sometimes a bitch.

De son côté, Camille vit sa vie de petit garçon de 3 ans et demi et je dois dire qu'il est dans une super phase (croisons les doigts) car même durant l'absence de papa, il est adorable, l'école se passe mieux, il écoute, observe, me raconte des choses, chante, joue, rie... Il est juste super! Il me fait souvent hurler de rire avec ses petites phrases d'enfants et m'étonne de sa répartie. Il est doux, me dit des mots d'amour en chuchotant à mon oreille, me fait des blagues... Ce que tous les enfants font vous me direz! Mais celui-là, c'est le mien. Mon tout petit déjà bien grand. 


Peindre c'est chouette mais avec les voitures, on atteint un autre niveau! 

Notre petit déjeuner du week-end, pancakes et vergeoise. Cheveux hirsutes.

Une belle journée avec un vieux copain de la crèche

Life is also wonderful sometimes!

PS: Non, nous n'avons aucune intention de couper les cheveux à cet enfant. What's the fucking problem with long hair's boys? :)

13 mars 2016

Deux grossesses: le jour et la nuit.

Je pensais devenir un peu plus prolixe sur ce blog depuis que j'ai annoncé ma grossesse, j'avais plein de choses en tête à écrire, à vous dire mais ces dernières semaines ont été fort angoissantes. Je ne vais pas les mettre de côté, elles font partie de cette deuxième aventure maternelle... on ne met pas les choses déplaisantes sous un tapis en faisant comme si ça n'avait jamais existé. 

Je me suis trouvée sereine, sage mais le temps a eu raison de mes angoisses, on ne peut pas contrôler les insomnies, les cauchemars... et puis, surtout, la réalité, y faire face si ça tourne mal. Je ne pouvais pas entièrement rester zen face à ça.

Pour vous remettre un peu dans le bain, je vais faire un petit comparatif de ces deux grossesses même si je ne suis qu'à la fin du 4ème mois.


Les trois premiers mois


Grossesse number one: the dragon's pregnancy!

Pour la grossesse de Camille, j'ai fait mes trois premiers mois à Taiwan, d'avril à juin, je travaillais beaucoup le soir. J'étais littéralement épuisée, mal fichue, j'avais mal au ventre en permanence, mon transit était tout cassé. C'était pas la grande forme. J'attendais avec impatience la fin du troisième mois, je trouvais ça très long, j'étais en permanence concentrée sur ce bébé. J'y pensais à chaque instant. 

Grossesse number two: le bébé mystère.

Pour ce deuxième bébé, je n'ai rien vu passer. J'ai fait mes trois premiers mois entre novembre et janvier. Ça s'est passé incroyablement bien, à part un peu de fatigue. A tel point que lors de la première écho, j'ai demandé à la gynéco de vérifier qu'il y ait bien quelqu'un là-dedans car je n'avais pas vraiment la sensation d'être enceinte. Je répétais à tout va que ce bébé-là se fait discret, il ne m'embête pas, c'est le moins qu'on puisse dire. J'oublie même que je suis enceinte de temps en temps pour ne m'en rappeler qu'en fin de journée où je sens la lourdeur et les douleurs ligamentaires.

Un premier trimestre totalement différent donc.


Le quatrième mois

Grossesse number one

Le quatrième mois pour Camille avait été une libération au niveau physique, mon plus beau souvenir de grossesse avec l'annonce du sexe, le petit garçon dont je rêvais tant. Un mois de juillet très chaud. Je vivais sur un petit nuage même si je devais encore travailler jusqu’à la fin août, j'étais physiquement bien!


Grossesse number two

Pour ce bébé mystère, le quatrième mois m'a vraiment fait passer par toute une palette d'émotions. Stress, peur, colère, calme, déterministe, fataliste, saoulée, tranquille...parfois, rien.

Le 17 février, je voyais ma gynéco pour un RDV urgent, elle m'annoncé un tri-test extrêmement élevé. L'amniocentèse a été prévue dans la foulée. J'avais rendez-vous la semaine d'après pour un entretien avec une sage-femme à l'hôpital Jeanne de Flandres à Lille. 

L'amniocentèse... 1% de FC dues à une rupture de la membrane... Retour rapide en arrière: moi le 2 octobre 2012 qui perd les eaux dans mon lit en dormant... Camille qui point son nez à 29 SA. Poids plume. Inquiétudes maximales. Alors, bon... imaginer une aiguille traverser mon placenta, je ne sais pas pourquoi, mais j'étais très mal à l'aise avec l'idée!

Lors du RDV, la sage-femme nous parle d'une alternative. Le DPNI. Une prise de sang non-remboursée encore en France qui nous donnerait un résultat sûr à 99.8%.  Mon homme et moi n'hésitons pas longtemps. Les amniocentèses ont beau être des interventions très fréquentes et très peu risquée. Ce 1%... c'est 400 femmes en France par an (à vérifier, c'est ce dont je me souviens). Ces femmes-là... qui font des FC alors qu'elles portent un enfant sain. Je ne pouvais pas l'envisager.

Le lendemain, je faisais ce DPNI avec l'esprit tranquille. Ce bébé ne risque rien et j'aurai des résultats dans une quinzaine de jours. 

15 jours. Je peux vous assurer que j'ai eu beaucoup de mal à rester... 100% optimiste. On a mis cette grossesse entre-parenthèse, on a eu peur oui. Comment réagir à un test positif à la trisomie? Je n'y ai jamais pensé jusqu'à présent. Ces enfants-là n'ont-ils pas droit à la vie?

Ce choix difficile, nous n'avons pas eu à le prendre. Et je défis quiconque de venir juger le choix d'une autre. C'est une question trop intime et personnelle.

Le 8 mars, 21 jours après les résultats du tri-test, la sage-femme a laissé un message sur mon répondeur. J'étais en classe, prête à partir en EPS avec mes élèves, j'ai vu l'appel en absence, je ne pouvais pas attendre. J'ai fait patienter mes élèves sagement à leur table et j'ai écouté. Mon coeur s'est arrêté.

" Vos résultats sont rassurants."

Je ne sais pas si le mot soulagement est assez fort pour décrire ce qui s'est passé dans ma tête, dans mon coeur.

J'ai raccroché et je suis partie en EPS avec mes CE1.

Mon quatrième mois... putain de quatrième mois. 

Bon, il y a eu quelque chose de très très sympa pendant ce mois-là: les premières vagues à 17 SA, les premiers petits coups. Pendant que l'homme jouait de la basse, puis pendant une séance de yoga pré-natal et de plus en plus souvent ces derniers jours. Des moments où je me sens bien, reposée, calme. Ce bébé sait reconnaître les moments d'apaisement chez moi, il sait déjà quand me solliciter. 

Dans 2 jours, nous avons l'échographie du second trimestre. Je croise les doigts pour que tout se passe bien. Je ne suis pas du tout stressée mais dans un coin de ma tête, j'ai l'impression qu'on me dit, fais gaffe quand même aux surprises...

Je n'ai aucune attente particulière, un deuxième garçon ou une fille, les deux me comblerait de joie. Je m'en fiche et contre-fiche. 

Ce bébé me donne envie de manger des fruits sucrés, juteux et acidulés! Je rêve de mangues, fraises, kiwis, framboises... Alors, petit rose ou petit chou?

Faites vos jeux! :)




12 févr. 2016

J'ai un secret...

Un certain jour de mai 2012, j'avais commencé un post par ces quelques mots: La vie est bien faite, les choses arrivent lorsqu'elles doivent arriver. 

J'ai envie de commencer ce post de la même façon mais de faire un petit retour en novembre. Un week-end sympa où nous avions été faire le marché de Noël, un tour de manège pour Camille, un enfant grognon qui ne voulait que les bras, des parents détendus qui buvaient leur verre de vin chaud tout en zieutant les petites merveilles de chaque chalet. Une discussion plus que sympathique au chalet du Québec. Une belle journée ensoleillée, la grande roue de la Grand Place de Lille sur un ciel parfait. La journée fut douce avec une belle sieste l'après-midi et un peu de bricolage avec l'homme devant la cheminée en fin de soirée. 



On est bien à la maison, depuis 2 mois qu'on a emménagé, les cartons se réduisent, les meubles se mettent en place et la maison devient cosy. 


Ce jour-là de novembre, j'avais déjà deux petits jours de retard. 

Pas de symptômes particuliers. Le soir, je me couche en entendant Camille parler tout seul dans sa chambre, il est déjà tard mais il a du mal à s'endormir. Il s'invente des histoires, il chante... Que je l'aime ce petit bonhomme.


Le lendemain, c'est un dimanche. Mon homme m'a laissée dormir tard, je prends un café au lait, il pleut. Plus tard dans la matinée, je me décide et prends la voiture. Je vais essayer de trouver une pharmacie ouverte et acheter un test. Je me sens bien, sereine, tranquille. En rentrant, je m'occupe de Camille, le test est posé dans un petit sac en plastique en haut dans la salle-de-bain. Camille joue dans sa chambre. Je sais que ce n'est pas le meilleur moment pour le faire, il vaudrait mieux attendre demain matin. 



Je n'ai pas envie d'attendre, je crois que je sais déjà. Comme pour la première fois. Mais je suis beaucoup plus détendue. 

Un peu d'attente encore.

Quelques secondes et je regarde.

....

....

Je vois apparaître une deuxième barre, très claire mais bien présente. Je me sens très légère mais je ne me réjouis pas tout de suite. J'ai besoin d'une confirmation.

Je suis dans les escaliers quand je montre le test à mon homme qui ouvrent des yeux très surpris par la rapidité de cette venue... Ah bon? Mais déjà? C'est sûr à 100% ? Un sourire, un câlin mais des mots précautionneux. 

La première fois, il  nous avait fallu plusieurs mois, nous attendions chaque mois avec impatience. 

Ce dimanche, nous avons continué comme d'habitude, j'ai travaillé, préparé des magrets de canard avec des paillassons de PDT. Le soir, nous avons regardé un film. Lentement, je réalise. 

Je suis donc enceinte. Pour la deuxième fois.



Le lendemain, la PDS confirmera la grossesse et j'aurai un rendez-vous de pris en décembre pour une échographie de datation. Premier rendez-vous avec mon futur bébé. 


Un bébé qui pointera son nez en août, si tout se passe au mieux et si ce coquin ne nous fait pas les mêmes frayeurs que son frère.

Un gros ventre bientôt.

Très très gros, s'il vous plaît. Je veux me plaindre de la lourdeur, je veux en avoir marre et attendre la délivrance. Bébé, sois cool, reste au chaud, restes-y jusqu'à l'été!